Pour rappel, les opérations avaient été initialement confiées à des brigades « mixées », constituées pour moitié d’ex-soldats insurgés fidèles au général déchu Laurent Nkunda.

Le général Vainqueur Mayala, commandant de la 8ème région militaire au Nord-Kivu, cité par l’AFP. a assuré que les opérations militaires contre des rebelles rwandais des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), à l’Est du pays, seront « désormais menées par des brigades intégrées ».
En clair, et contrairement à la confusion de ces derniers jours, les opérations des Forces armées de la RDC vont se poursuivre, mais seront conduites uniquement par des unités intégrées issues du brassage, a affirmé le général au cours d’un point de presse à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.
Pour rappel, les opérations avaient été initialement confiées à des brigades « mixtes », constituées pour moitié d’ex-soldats insurgés fidèles au général déchu Laurent Nkunda. Cinq brigades « mixtes » avaient été ainsi déployées au Nord-Kivu pour notamment y mettre fin à des exactions commises par des rebelles hutus rwandais des FDLR contre les populations civiles.
Le processus de « mixage » avait débuté en janvier 2007 à la suite d’un accord entre Kinshasa et Nkunda, pourtant visé par un mandat d’arrêt international pour crimes de guerre, à la suite de sa brève occupation en juin 2004 de la ville de Bukavu au Sud-Kivu.
Le gouvernement mettra en place d’autres unités brassées et intégrées qui vont devoir continuer de faire la « guerre contre les FDLR », a insisté le commandant de la 8ème région militaire. Il réagissait ainsi à une récente déclaration du général Gabriel Amisi, chef d’état-major des Forces terrestres des FARDC, faisant état d’une suspension des opérations contre les FDLR dans le Nord-Kivu.
A rappeler qu’au cours du dernier point de presse de mercredi 15 août 2007, le porte-parole de la Monuc, Kemal Saiki, a renouvelé l’appui de la Mission onusienne au gouvernement « dans ses actions militaires visant à faire pression sur les groupes armés étrangères pour qu’ils quittent le territoire congolais ».
La mission de traquer les rebelles hutus rwandais, présumés responsables du génocide rwandais de 1994, a été confiée à des brigades « intégrées » pour mettre fin à « l’exacerbation des tensions interethniques et des manipulations politiciennes qui avaient été observées à la suite du lancement fin avril d’opérations contre les FDLR par des bataillons des brigades mixées, composées des éléments tutsis », a expliqué M. Kemal Saiki, citant les autorités congolaises.
Le brassage est un processus lancé depuis 2004 pour former de nouvelles brigades de l’armée congolaise. A la différence des unités « mixées », les brigades « intégrées » issues du brassage comptent dans leurs rangs des combattants de toutes les anciennes factions belligérantes de la dernière guerre en RDC (1998-2003).
(Th)
E.S/Le Potentiel
Last edited: 18/08/2007 13:56:16