L’exécution du Budget 2007 constitue le premier grand dossier qui est sur la table du Premier ministre.

Le second porte sur la sécurité et les interpellations possibles des membres du gouvernement. En effet, la dernière mesure portant suspension des opérations armées contre les FDLR engendre de nombreux commentaires. La réaction de la Monuc et la surprise des partenaires extérieurs portent sur la capacité ainsi que la volonté politique du gouvernement à rétablir la sécurité.
En fait, la question est celle de savoir si le gouvernement a déjà envisagé d’autres stratégies visant à mettre un terme à l’insécurité dans cette partie du pays, au delà, dans toute la région de l’Afrique des Grands Lacs. Car, il est important de souligner une fois de plus, que cette question intéresse au plus haut point les partenaires extérieurs au sien de l’Onu et de l’Union européenne. Plus d’une fois, ils ont tiré la sonnette d’alarme et invite le gouvernement congolais à s’assumer pleinement en donnant des signaux forts.
Mais voila que dans le dernier rapport des experts de l’Onu sur le trafic des armes dans l’Est du pays, ce sont des accusations qui sont portées contre le gouvernement congolais. Il est accusé de « manque d’autorité et de volonté politique ». En donnant l’impression de retarder la solution visant la démobilisation, le désarmement et le rapatriement des forces négatives, le gouvernement congolais n’a pas d’autre alternative que de proposer à la communauté internationale ses nouvelles stratégies pour en découdre définitivement avec les forces négatives.
Cela devrait se faire avant le 15 septembre. Surtout qu’au niveau du Sénat, des missions d’enquête ont été diligentées au Nord et Sud-Kivu. Il faudra donc s’attendre à des révélations qui obligeraient le gouvernement à apporter des précisions et à donner des assurances sur sa politique en matière de sécurité et de protection des biens et des personnes.
Enfin, la rentrée parlementaire actionnera sûrement le mécanisme d’interpellations des membres du gouvernement. En effet, les dossiers Kahemba et Bas-Congo ont été clôturés sur goût d’inachevé et de contradictions entre le gouvernement et l’Assemblée nationale. Certes, en ce qui concerne l’affaire Kahemba, l’Angola et la RDC ont convenu de faire appel aux anciens colonisateurs pour régler cette question à la satisfaction de tous. Mais à la dernière séance des députés avant les vacances parlementaires, le souhait avait été émis pour que le ministre de l’intérieur soit entendu. Il y a lieu donc que le gouvernement se prépare en conséquence.
Il en est de même des Massacres du Bas-Congo. A ce sujet, il a été entendu que des poursuites judiciaires devraient être engagées pour que des coupables soient punis. Jusqu’à ce jour, il nous revient qu’il n’y a qu’une seule de personne qui a été mise en examen. Des éclaircissements s’imposent.
Comme on peut le constater, ces trois grands dossiers tiennent le gouvernement Gizenga à la gorge. Ils entreront en compte dans les leçons à tirer, et éventuellement des options qui pourraient être levées dans cet élan général de donner une nouvelle impulsion à l’action du gouvernement. 15 août 2007-15 septembre 2007, le compte à rebours a commencé.
(Ern.)Le Potentiel
Last edited: 15/08/2007 17:40:05