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Sécurité et interpellation

Kinshasa, 15/08/2007 / Politique
L’exécution du Budget 2007 constitue le premier grand dossier qui est sur la table du Premier ministre. Le second porte sur la sécurité et les inter­pellations possibles des membres du gouvernement. En effet, la dernière mesure portant suspension des opé­rations armées contre les FDLR engendre de nombreux commentaires. La réaction de la Monuc et la surprise des parte­naires extérieurs portent sur la capacité ainsi que la volonté politique du gouvernement à ré­tablir la sécurité.

En fait, la question est celle de savoir si le gouverne­ment a déjà envisagé d’autres stratégies visant à mettre un terme à l’insécurité dans cette partie du pays, au delà, dans toute la région de l’Afrique des Grands Lacs. Car, il est impor­tant de souligner une fois de plus, que cette question intéresse au plus haut point les partenaires ex­térieurs au sien de l’Onu et de l’Union européenne. Plus d’une fois, ils ont tiré la sonnette d’alarme et invite le gouverne­ment congolais à s’assumer plei­nement en donnant des signaux forts.

Mais voila que dans le der­nier rapport des experts de l’Onu sur le trafic des armes dans l’Est du pays, ce sont des accusations qui sont portées contre le gou­vernement congolais. Il est ac­cusé de « manque  d’autorité et de volonté politique ». En don­nant l’impression de retarder la solution visant la démobilisation, le désarmement et le rapatrie­ment des forces négatives, le gouvernement congolais n’a pas d’autre alternative que de pro­poser à la communauté interna­tionale ses nouvelles stratégies pour en découdre défini­tivement avec les forces négati­ves.

Cela devrait se faire avant le 15 septembre. Surtout qu’au niveau du Sénat, des missions d’enquête ont été diligentées au Nord et Sud-Kivu. Il faudra donc s’attendre à des révélations qui obligeraient le gouvernement à apporter des précisions et à donner des assurances sur sa politique en matière de sécurité et de protection des biens et des personnes.

Enfin, la rentrée parle­mentaire actionnera sûrement le mécanisme d’interpellations des membres du gouvernement. En effet, les dossiers Kahemba et Bas-Congo ont été clôturés sur goût d’inachevé et de contradic­tions entre le gouvernement et l’Assemblée nationale. Certes, en ce qui concerne l’affaire Kahemba, l’Angola et la RDC ont convenu de faire appel aux an­ciens colonisateurs pour régler cette question à la satisfaction de tous. Mais à la dernière séance des députés avant les vacances parlementaires, le souhait avait été émis pour que le ministre de l’in­térieur soit entendu. Il y a lieu donc que le gouvernement se pré­pare en conséquence.

Il en est de même des Massacres du Bas-Congo. A ce sujet, il a été entendu que des poursuites judiciaires devraient être engagées pour que des cou­pables soient punis. Jusqu’à ce jour, il nous revient qu’il n’y a qu’une seule  de personne qui a été mise en examen. Des éclaircis­sements s’imposent.

Comme on peut le consta­ter, ces trois grands dossiers tien­nent le gouvernement Gizenga à la gorge. Ils entreront en compte dans les leçons à tirer, et éven­tuellement des options qui pourraient être levées dans cet élan général de donner une nouvelle impulsion à l’action du gouverne­ment. 15 août 2007-15 septem­bre 2007, le compte à rebours a commencé.

(Ern.)

Le Potentiel

Last edited: 15/08/2007 17:40:05

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