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Concevoir un programme d’enseignement bien structuré du primaire au supérieur afin que les Congolais intériorisent l’im­pôt comme un des faits sociaux qui doivent être connus et respectés de tous. La dimension spirituelle de la population

Contenu du concept

C’est la gestion de la vie par la population du visible à l’invisible et de l’invisible au visible. Cette gestion implique la croyance infaillible et un indéfectible attachement à des principes qui mettent la population en harmonie avec la hiérarchie invisible, base de toute croyance.

Par exemple, la fête de Noël et le pèlerinage à la Mecque qui ont influencé tout un comportement sur plusieurs plans de la société (économie, éducation, politi­que…) ont été institués suite à la dimen­sion spirituelle. Il en est de même pour centaines lois dans certains pays (la Charia).

Appréciation par rapport à la Rdc

Il n’y a pas un grand mouvement spirituel découlant de l’expérience propre de la population.

Tous les grands courants spirituels sont d’ori­gine étrangère, de sorte que les princi­pes édictés par ces courants ne sont pas, pour la plupart, adaptés à la culture de la population autochtone.

La grande partie de la population vit surtout selon les coutumes dont le fondement n’est pas le spirituel, mais plutôt les usa­ges qui sont influencés par l’environne­ment naturel.

Donc, ces usages sont plus le résultat des réalités naturelles du milieu où l’on vit et non la matérialisation des inspirations spirituelles.

D’où la dichotomie de la population actuelle qui doit vivre quotidiennement l’affronte­ment entre les principes naturels prévus par la coutume et les principes spirituels proposés par les courants étrangers.

Cet affrontement qui est encore très violent se manifeste par une crise d’identité de la population de la Rdc qui se retrouve sans racines. Or, un arbre sans racines est fragile et superficiel. Par conséquent, il est faible, meurt et tombe.

Spirituellement, la population de la RDC est fragile et superficielle ; donc, faible.

La dimension culturelle des peuples de la Rdc

Contenu du concept

C’est l’ensemble des connaissances acqui­ses et des valeurs intériorisées par les peuples de la Rdc depuis la nuit des temps jusqu’à ce jour.

Ces connaissances et ces valeurs concer­nent tous les aspects de la vie (nutrition, médecine, religion, éducation…) et influencent le comportement quotidien des personnes.

Appréciation par rapport à la RDC

La multitude de peuples (plus de 200 tribus) a engendré une diversité culturelle qui devrait constituer une grande richesse pour le pays.

Malgré la recommandation prévue par la Constitution de la Rdc que l’Etat tienne compte, dans l’accomplissement de sa tâche, de la diversité culturelle (article 46 alinéa 2), celle-ci demeure un vœu pieux.

Cette prise en compte devrait permettre à l’Etat de recenser toutes les valeurs culturelles de toutes les tribus et en dé­gager des principes nationaux applica­bles à tous.

Actuellement, le seul aspect culturel sur lequel l’Etat focalise un peu son attention, c’est l’aspect musical.

Comme tous les autres aspects culturels sont négligés, la richesse dont regorge la diversité culturelle n’est pas exploitée et, par conséquent, l’apport de la dimension culturelle au niveau national est faible.

La dimension économique

Contenu du concept

C’est la création des richesses et leur répartition. C’est aussi le circuit de canalisation de l’argent. Cette création des richesses se réalise par le travail bien fait ; et tout travail doit concourir au bien-être de la communauté.

C’est dans cet ordre d’idées que les adages suivants trouvent leur sens : « il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes gens » et « à chacun son métier et les vaches seront bien gardées ».

Plus de travail bien fait, plus de richesses transformées ; moins de travail bien fait, moins de richesses transformées. Plus on a de richesses, plus on apporte de l’argent à l’Etat ; moins on a de richesses, moins on apporte de l’argent à l’Etat. Plus l’Etat a reçu l’argent, plus il peut se développer ; moins l’Etat a reçu d’argent, moins il se développe.

Appréciation par rapport à la RDC

La RDC est un pays sous-développé, parce qu’il n’a pas reçu assez d’argent (cf. budget national)
S’il n’a pas reçu assez d’argent, c’est parce qu’il y a très peu de richesses transformées dans le pays.
S’il y a très peu de richesses transformées, c’est parce qu’il y a moins de travail bien fait.
S’il y a moins de travail bien fait, c’est parce que la population du pays n’est pas disponibilisée pour cela, c’est-à-dire elle n’est pas mise dans des conditions où son travail peut devenir rémunérateur.
Si la population du pays n’est pas disponibilisée pour le travail bien fait, c’est parce que l’élite de la Rdc est concernée par le rapport de la Banque Mondiale sur les intellectuels africains.

Ce rapport a conclu que les intellectuels africains sont paresseux jouisseurs et corrompus.

Avec une telle élite en amont, il est évident que nous ayons en aval une économie faible caractérisée par insuffisance d’ar­gent pour l’Etat et la pauvreté pour la population.

La dimension organisationnelle

Contenu du concept

C’est l’attribution des fonctions à des orga­nes bien structurés.

On ne doit pas seulement se limiter à créer des organes, mais ils doivent aussi fonc­tionner normalement afin qu’ils remplis­sent les missions pour lesquelles ils ont été créés.

Appréciation par rapport à la RDC

Le principe selon lequel « la fonction crée l’organe » est bien appliqué en Rdc. C’est ainsi que nous avons des organes avec des missions précises pour chacun (Dgi, Ofida, Bcc, Igf, Cours et Tribunaux…).

Du point de vue du fonctionnement, des organes créés exercent leurs attributions.

Du point de vue du rendement, le résultat doit être apprécié par rapport au person­nel et par rapport à l’environnement.

Par rapport au personnel : Dans l’ensemble, le personnel en RDC a une rémunération insuffisante. Le Smig est presque inexistant et on y recourt même pas, parce qu’il est trop faible.

Pour le personnel de l’Etat (1.300.000 de personnes), les revendications salariales nées du non respect des accords de Mbudi constituent une preuve de l’insuf­fisance des rémunérations.

Avec une rémunération insuffisante, on ne voit pas comment le personnel pourrait offrir le meilleur de lui-même afin d’obtenir un rendement satisfaisant.

Par rapport à l’environnement : le sous-développement de la Rdc est caractérisé notamment par la pauvreté de la population, la malpropreté des agglomérations, l’ignorance généralisée des lois, le désordre dû au non- respect des principes. Ces caractéristiques du sous-développement de la RDC prouvent à suffisance que l’environnement dans lequel évoluent les organes créés n’est pas bon.

Cet environnement qui n’est pas bon est justement le résultat du mauvais rende­ment des organes créés, car si les résul­tats de ces organes étaient bons, l’environnement serait aussi bon, c’est-à-dire il n’y aurait pas de désordre, ni de malpro­preté… Malgré leur création, le rendement des organes est faible.

La dimension judiciaire

Contenu du concept

C’est la gestion de la sanction à l’endroit des contrevenants conformément à la loi en vigueur.

Mieux la sanction est administrée par les organes judiciaires, mieux la loi sera respectée et mieux l’ordre règnera.

Moins la sanction est administrée par les organes judiciaires, moins la loi sera respectée et moins l’ordre régnera.

En l’absence de l’ordre, c’est le règne de l’impunité et du désordre.

Dans le désordre, chacun privilégie ses inté­rêts et tire le drap de son côté. Ce drap tiré de partout deviendra faible et finira par se déchirer.

Appréciation par rapport à la RDC

L’impunité et le désordre sont des caractéristiques évidents du sous-développement de la RDC.

Si ces caractéristiques règnent dans le pays, cela prouve à suffisance la fai­blesse des organes judiciaires qui sont incapables de gérer la sanction pour de diverses raisons qui pourraient être analysées à d’autres occasions.

La dimension sécuritaire

Contenu du concept

C’est la protection des personnes et des biens en garantissant leur libre circula­tion. C’est aussi la protection du territoire national contre toute attaque extérieure.

Quand la sécurité est garantie, il y a la paix et tout le monde vit en confiance. La population circule librement et il y a échange normal des biens et services. Cette confiance pousse les investisseurs à déverser des capitaux dans le pays. Ces capitaux favorisent l’essor économi­que qui se caractérise par la création de nouvelles activités, de nouveaux emplois et, par conséquent, par l’augmentation des recettes de l’Etat et la baisse de  la pauvreté.

Par contre, quand la sécurité n’est pas garantie, il n’ y a pas de paix et la popu­lation ne vit pas en confiance. Les inves­tisseurs hésitent à investir dans le pays et l’essor économique n’est pas favorisé. Par conséquent, il n’y a pas suffisam­ment de recettes de l’Etat et pas de baisse de la pauvreté.

Appréciation par rapport à la Rdc

La Rdc est devenue un terrain de prédilection pour plusieurs groupes armés. Tout le monde sait la raison d’être de la Monuc et de l’Eufor au pays.

Malgré cette présence étrangère, les effets de la rébellion persistent toujours et l’insécurité nationale demeure une priorité pour les dirigeants du pays.

Par conséquent, il y a insuffisance des recet­tes de l’Etat et l’augmentation de la pau­vreté.

La dimension éducationnelle

a) Contenu du concept

C’est l’ensemble des moyens mis en oeuvre par la société pour assurer la formation et le développement du citoyen en tant qu’être.

Ces moyens sont notamment concrétisés par les institutions de l’enseignement qui préparent le citoyen à jouer son rôle dans la société et à connaître ses droits et ses obligations. Parmi ses obligations, le citoyen doit apprendre, entre autres, pourquoi et comment il doit payer l’impôt.

b) Appréciation par rapport à la Rdc

• Sur le plan national, des institutions d’en­seignement existent.

• Compte tenu de l’état de délabrement de ces institutions, de la modique rémunération des enseignants ainsi que d’autres raisons Iiées a l’environnement, le niveau de rendement a sensiblement baissé d’une manière générale.

• A part la baisse généralisée de rende­ment, l’Etat n’a pas suffisamment pro­grammé un enseignement structuré au­tour de l’impôt. De sorte qu’à la fin de leurs études, très peu d’étudiants ont des notions sur. la fiscalité ou connaissent l‘existence et ‘importance de l’impôt.

La dimension des voies de communica­tion

Contenu du concept

C’est l’ensemble des voies permettant le déplacement des personnes, des biens et des informations à travers tous les coins du pays. Plus les voies de communication sont ac­cessibles, mieux l’information circule et mieux la perception de l’impôt est faite.

Appréciation par rapport à la Rdc

La Rdc est un vaste territoire, mais les voies de communication sont de très mauvaise qualité. Pour celles qui sont asphaltées, le nombre de kilomètres représente moins de 0,5 % du nombre total, soit moins de 3.000 km sur 145.00 km. Pourtant jusque vers les années 1969, toutes les routes du pays étaient pratica­bles.

L’état de délabrement actuel des voies de communication empêche la circulation de l’information fiscale et handicape surtout la perception de l’impôt dans la grande partie du pays. Une telle situation fait que l’impôt est devenu une obligation qui ne concerne que certaines personnes habi­tant les endroits accessibles.

11. La dimension politique

 Contenu du concept

C’est la gestion du pouvoir par les acteurs politiques.

Cette gestion part de la vision que l’acteur politique se fait de la chose publique, à sa matérialisation, en passant par sa publi­cation sous forme de programme ou projet de société,Appréciation par rapport à la Rdc

Certains acteurs politiques n’ont pas une bonne réputation sur le plan natio­nal, parce qu’ils maintiennent un écart énorme entre leurs paroles et leurs ac­tes.

Cet écart énorme est le fruit, soit d’une mau­vaise vision de ces acteurs, qui ne cadre pas avec la réalité, soit d’un manque de volonté de leur part de réaliser ce qu’ils extériorisent comme programme. Dans les deux cas, les acteurs politiques sont condamnables et confirment par là leur faiblesse.

Les constats et les implications

• La RDC est un Etat incontestable qui a l’obligation d’offrir le bien- être à sa po­pulation.
• Pour remplir cette obligation, l’Etat a besoin de suffisamment de moyens.

• Ces moyens devraient provenir principalement de la même population bénéfi­ciaire de ce bien- être.

• Malheureusement, les moyens collectés par l‘Etat congolais auprès de cette population bénéficiaire du bien- être sont insuffisants.

L’insuffisance des moyens est due :


• Pour l’Ofida: à la faiblesse de motivation du personnel et à celle du contrôle tant interne qu’externe;

• Pour la Dgi : à de la faiblesse de pres­que tous les éléments intervenant dans le système fiscal et qui couvrent tous les domaines de la vie communautaire.

• Tant que ces éléments ne seront pas renforcés dans l’ensemble, le système fiscal sera toujours faible, l’Etat n’aura pas suffisamment de moyens et la Rdc sera toujours sous-développée.
• Donc, le développement de la Rdc passe par le renforcement du système fiscal qui exige le renforcement de plusieurs domai­nes de la vie.

Comment y parvenir ?

Les pistes de solution

Nous référant à Sa Sainteté le Pape Paul VI qui a dit au § 32 de la lettre sus­cite :  le développement exige des transformations audacieuses, profondé­ment novatrices, nous donnons ici quelques pistes de solution qui pour­raient être enrichies dans le cadre d’un travail multisectoriel.

Ces pistes de solution sont présentées briè­vement, élément par élément, sous forme de recommandations, excepté la dimension juridique de l’Etat qui ne pose absolument aucun problème.

Conformément a la gestion par objectif qui est un principe important du Manage­ment, ces recommandations doivent être considérées comme des sous-objectifs à atteindre par rapport à l’objectif principal, celui du renforcement du système fiscal.

En d’autres termes, la réalisation de ces recommandations constituent un pas­sage oblige avant d’atteindre le renforce­ment du système fiscal. Elles ne doivent pas être considérées comme de simples intentions ou souhaits, mais plutôt comme des préalables du développe­ment. Cette vision déterminera le com­portement de l’autorité face à l’agence­ment des priorités.

La dimension sociologique de l’Etat

Concevoir des mécanismes pour amener la population a cristalliser dans sa cons­cience collective le lien d’appartenance à la Rdc et développer ainsi son degré de patriotisme qui se manifestera par l’a­mour pour son pays, l’obligation de le protéger, de le construire et de l’entrete­nir.

La dimension spirituelle de la population

• Encourager la théorisation de tous les courants spirituels d’origine congolaise afin d’en dégager les valeurs pouvant aider la population à mieux vivre sa di­mension spirituelle. II s’agit notamment du «Kingunza » dont les adeptes, les « Ngunza » étaient relégués du Kongo ­Central vers les autres provinces du pays avec le plus grand d’entre eux : Simon
Kimbangu.

• Inciter la population, au niveau national, pour harmoniser, dune part, les principes des courants spirituels d’origine étrangère et ceux d’origine congolaise et, d’autre part, les principes spirituels en général et les principes coutumiers.

• Dégager des principes nationaux qui seront proposés à tous afin de façonner un Congolais de type nouveau.

La dimension culturelle des peuples de la Rdc

•    Respecter le contenu de l‘article 46 alinéa 2 de la Constitution du pays
• Exploiter la richesse qu’offre la diversité culturelle et dégager des valeurs culturelles applicables à tous.

La dimension économique

• Que l’Etat pousse l’élite congolaise à se détacher des caractéristiques des intellec­tuels africains telles que retenues par la Banque Mondiale ; qu’elle cesse d’être paresseuse, jouisseuse et corrompue.

• Que cette élite trouve des techniques pour galvaniser la population au travail bien fait afin de transformer les potentiali­tés naturelles en richesse effective et offrir a l’Etat l’argent nécessaire pour garantir la fin du sous-développement et de la pau­vreté.

La dimension organisationnelle

Rémunérer suffisamment le personnel de tous les organes afin d’assurer leur bon fonctionnement et surtout leur efficacité. Quand tous les organes sont efficaces, c’est tout l’environnement qui est effi­cace : pas de désordre, ni d’insalubri­té...

La dimension judiciaire

Mener des études pour que toutes les rai­sons qui ont entrainé la faiblesse des organes judiciaires soient réellement identifiées afin que es solutions appro­priées soient apportées.

La dimension sécuritaire

Que les gouvernants utilisent tous les moyens possibles pour garantir la paix dans le pays afin, notamment, d’attirer les investisseurs tant nationaux qu’inter­nationaux.

La dimension éducationnelle

Concevoir un programme d’enseignement bien structuré du primaire au supérieur afin que les Congolais intériorisent l’im­pôt comme un des faits sociaux qui doivent être connus et respectés de tous.

La dimension des voies de communica­tion

A défaut de moderniser toutes les voies de communication par leur asphaltage, que les gouvernants les améliorent en s’inspi­rant des techniques utilisées à l’époque où les routes étaient praticables.

La dimension politique

Les acteurs politiques congolais fournis­sent beaucoup d’efforts pour avoir une bonne vision sur les réalités du pays et pour accroître leur volonté afin de réali­ser  des oeuvres positives en faveur du peuple.

Conclusion

De ce qui précède, il se dégage que la quali­té et la bonne cohésion des éléments intervenant dans le système fiscal consti­tuent la clé qui détermine la force ou la faiblesse d’un système fiscal. Plus ces éléments sont efficaces et cohérents, plus le système est fort. Moins ils sont effica­ces et cohérents, plus faible est le sys­tème fiscal.

L’efficacité et la cohésion de ces éléments sont aussi de bons indicateurs pour mesurer l’état d’esprit de la population, car le système fiscal est un instrument qui résume le passé d’un peuple (comment il a vécu), son présent (comment il vit) et son futur (Ce qu’il entrevoit pour l’avenir); bref, il reflète l’âme d’un peuple.

En ce qui concerne la Rdc, nous venons de voir qu’en dehors de la dimension juridi­que de l’Etat qui ne pose absolument aucun problème, tous les autres élé­ments intervenant dans le système fiscal sont faibles. La faiblesse généralisée de ces éléments justifie la faiblesse du sys­tème fiscal du pays qui ne peut pas offrir suffisamment de recettes, gage du déve­loppement. Cette faiblesse confirme l’état d’âme du peuple congolais qui accepte de vivre :

• dans une crise d’identité et une absence de repères ;
• sans patriotisme ;
• avec une élite paresseuse, jouisseuse et corrompue, et donc incapable d’orienter la population vers le bien, le beau et le grand ;
• dans un dèsordre déconcertant et une impunité généralisée ;
• dans un sous-développement qu’il consi­dère comme une fatalité

Pour sortir le pays du gouffre de ce sous-développement, nous devons changer l’état d’âme du peuple congolais dans le ren­forcement de tous les éléments intervenant dans le système fiscal.. Aussi les pistes de solution proposées aide­ront, sans nul doute, à renforcer le sys­tème fiscal qui apportera les moyens suffisants pour le développement de la Rdc.

Ce    système fiscal met l’homme congolais au centre de toute sa préoccupation. Cet homme doit :

• appartenir a un pays sûr et connu;
• aimer son pays, le protéger, le construire et l’entretenir;
• maîtriser la gestion de la relation entre le visible et l’invisible;
•    exalter ses connaissances et valeurs acquises depuis la nuit des temps;
• transformer, par le travail bien fait, les potentialités naturelles en richesses effec­tives;
• se préoccuper du bon rendement des structures qu’il crée;
•    savoir sanctionner les contrevenants;
• garantir la paix dans son pays;
• apprendre afin de connaître;
• se donner la possibilité de se déplacer facilement à travers tout le pays;
• bien gérer son pays.

Seul un homme congolais qui a intériorisé tous ces éléments exigés par le système fiscal peut garantir le développement de la Rdc. Etant donné qu’un tel homme congolais ne peut être façonné qu’à travers le souci de rendre fort le système fiscal qui est l’instrument le plus important reflétant l’âme d’un peu­ple, il n’est pas donc faux d’affirmer qu’actuellement, la force du système fiscal est l’élément le plus important pour garantir le développement de la Rdc.

Autant il est vrai que la force du système fiscal est l’élément le plus important pour garantir le développement de la Rdc, autant il est vrai que la faiblesse actuelle avérée du système fiscal de la Rdc est la cause la plus importante qui maintient ce pays dans le sous-développement où il se trouve.

Dieudonné Bifuamnu Nsompi/Signum Fidei

Last edited: 18/08/2007 15:29:25

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