La formation qui en est à la 19ème promotion, ne répond pas à une demande rationnellement fixée à l’avance ; mais prépare à l’éventualité du chômage.
Au moment où le ministère du Travail et de la Prévoyance sociale projette la tenue du Forum national sur l’emploi des voix s’élèvent à l’Ecole nationale du cadastre (Enc), pour crier justice. Ce sont des personnes qui Se retrouvent désemparées au lendemain de leur formation, ne sachant où donner de la tête.
Comme le terme l’indique, l’Enc relève du ministère des Affaires foncières. Elle forme des techniciens du cadastre, pour le compte tout naturellement de l’Etat. A ce titre, il saute aux yeux que les ressortissants de cette école sont appelés à jouir des avantages prévus par la loi dans les statuts de la Fonction publique. En effet, l’article 9 de ce texte prévoit ce qui suit : Le recrutement s’effectue sur concours.
Toutefois, le recrutement se fait sur titre en faveur des candidats détenteurs d’un diplôme délivré ou reconnu équivalent par l’Enseignement nationale préparant spécialement à la carrière concernée, pour autant que le nombre de candidats ne depasse pas celui des emplois mis en compétition, « lit-on dans le recueil des textes portant statuts du personnel de carrière des services publics de l’Etat.
A l’heure où semble se préciser la perspective du forum national sur l’Emploi, de nombreuses personnes se déclarant « Anciens de l’Enc « se tournent les pouces dans la rue. Il Se fait qu’à ce jour, plusieurs ont été formés, mais très peu seulement jouissent des avantages prévus par la loi. A ce point précis, l’article 13 des textes sus évoqués stipule : « Tout agent soumis au présent Statuts porte obligatoirement un numéro matricule qui lui est attribué par le ministre de la Fonction Publique ».
Dans cet ordre d’idées, notre source déplore un paradoxe érige en règle du jeu. C’est que la formation qu’il en est à la 19ème promotion, ne répond pas à une demande rationnellement fixée à l’avance, mais prépare à l’éventualité du chômage. Car à l’issue de la formation, ce à quoi aspirent les jeunes techniciens, c’est le port d’un numéro matricule, qui suppose une valorisation et des avantages professionnels.
Ce qui suppose, au bas mot, le recrutement dans la Fonction publique, pour une carrière méritée. La source ajoute que pour faire face à la survie, la multitude dépourvue de matricule s’en remet à une autre formation, ou à une activité tierce, pour des raisons imaginables.
(Milor)Payne/L’Avenir
Last edited: 14/08/2007 18:30:50