Elle n’est plus une ville tentaculaire, attractive et accueillante où les touristes rêvaient un jour de s’exiler, une métropole dont les œuvres de nos chansonniers clamaient les félicités et les merveilles.

Le mégapole Kinoise vit sous le choc des calamités qui s’abattent sur elle. Le gouverneur M. André Kimbuta pourrait-il arrêter le flot impétueux de ce drame en dépit des efforts infatigables qu’il déploie ces derniers temps et de l’infaillible volonté qui l’anime de donner à la ville de Kinshasa une considération surdimensionnée ? Depuis qu’il occupe les fauteuils du gouvernorat de la ville, nous apprécions son courage et sa perspicacité de donner une grande impulsion dans son travail consistant à épurer les maux qui ont pendant longtemps gangrené sa citadelle urbaine en arrêtant le torrent de la dégradation fatale qui déferlait sur la ville.
André Kimbuta s’efforce tant bien que mal à proscrire ces inclinations dangereuses qui ont fait de notre capitale un cloaque pudique.
A savoir que la plupart de ceux qui ont gravi le seuil de ce cabinet ont affiché une désinvolture inqualifiable devant d’insurmontables problèmes qui se dressaient devant eux. Kinshasa, paradis d’hier ne reflète plus le romantisme de son passé.
Elle n’est plus une ville tentaculaire, attractive et accueillante où les touristes rêvaient un jour de s’exiler, une métropole dont les oeuvres de nos chansonniers clamaient les félicités et les merveilles. Un monde volant au son d’une musique enchanteresse et envoûtante, au regard de belles dans les drapées de pagnes et humant l’air raréfié de son climat. Il faut qu’on revienne à la vieille chanson qu’avait bercé le monde des touristes qui villégiaturaient dans les caravansérails de la ville (Kinshasa. mboka bisengo clamaient-ils ou Kinshasa ville de plaisir. Malheureusement aujourd’hui les pas de ces touristes ne sonnent plus dans nos artères transformées en dépotoirs d’immondices.
La tendance actuelle est au changement des mentalités, mais tous les efforts déployés pour combattre le mal sont dilués par une mentalité qui a déformé et perverti l’intelligence des Kinois dont une grande frange aurait oublié que la propreté est la grande règle de la sante. Pourquoi l’autorité s’épuise-t-elle de gérer cette situation calamiteuse, cette tendance à la légèreté d’une population distraite. Déboussolée par le trypanosome de la saleté ?
Une ville surpeuplée
Les artères de Kinshasa sont encombrées des milliers de gens qui ont fait de cette ville ruine des surfaces les plus agglomérées d’Afrique avec une population de près de dix millions d’âmes.
La ville est encrassée des gens qui se livrent des labeurs les plus serviles et salissants lesquels empiètent sur sa beauté d’antan. Ces gens, pour la plupart victimes de la chimère du paradis .Kinois, venus de à campagne et des milieux sous urbanisés constituent une grande masse incontrôlable qui ne sait pas s’adapter à la vie urbaine. Les pyromanes fatigués d’illusions ont transformé Kinshasa en un Eldorado des extra terrestres, chiant et pissant au les coins des rues, jetant leurs immondices où ils leur semble bon jusqu’à résider dans les cimetières devenus leurs abris, des lieux de leurs séjours et des distractions quotidiennes.
II semble que c’est pour endiguer le reflux du chômage et des guerres répétitives que connaît notre pays que cette racaille ait investi la ville province de Kinshasa, agrandissant le bastion de ce flâneur et jouisseurs qui gonflent la population de la capitale sans au préalable reçu la permission d’y séjourner. La ville pâtit actuellement de cet engouement qui ne s’arrête pas.
L’on accable les anciennes autorités de la ville d’avoir trop longtemps tardé à agir et de ne pas profiter des marges de manoeuvres et des fonds dont elles disposaient pour endiguer le boomerang que connaît la ville. Voila qui doit pousser l’actuel locataire de hôtel de ville à opérer et engager un travail d’épuration et d’affinement de tous les maux qui ont provoqué la ruine et la faillite d’une ville captive de la horde de ces pollueurs inventés.
Kinshasa. Ville métropolitaine, a actuellement besoin d’un régime de désintoxication et d’un remède à apporter aux dysfonctionnements de ce service de l’hygiène. Dès lors, le gouverneur André Kimbuta doit administrer à la ville antidote à cette hystérie morale et maladive qui a gagné les Kinois pour se libérer du fléau de la saleté et de pseudo déterminisme qui le guident dans ces voies malsaines. Dans la détérioration de leurs milieux.
Les Kinois doivent adhérer aux valeurs nouvelles de propreté afin de revêtir la ville d’une nouvelle robe. Cette cure de jouvence doit s’étaler dans tous les aspects de la vie urbaine (population, lotissement, artère architectures des bâtiment marches, caniveaux. cours d’eau santé, éducation...) lesquels s’enchevêtrent dans les solutions à appliquer. Sans doute ces thérapies doivent être accompagnées dune volonté ferme et radicale de se lancer au combat.
Dans cet engagement, la ville doit jouer la meilleure carte en assumant une mission pédagogique et coercitive auprès des populations dont elle a la charge de régenter en créant même de prix, en attribuant même les oscars et en lançant des opérations de grande envergure ayant trait à la propreté. Comptant sur les aptitudes et capacités de grands mobilisateurs. La Providence aidera sûrement le gouverneur André Kimbuta à réaliser ce voeu souhaité par tous.
(Milor)Johnny Kokolo/Uhuru
Last edited: 13/08/2007 17:55:13