Dans un mémo transmis à la Monuc ces travailleurs réclament 122 mois d’arriérés de salaire à leur employeur qui se trouve être par hasard le feu Maréchal Mobutu Sese Seko.

Les travailleurs du Centre de développement agricole et industriel (Cdai) ne veulent plus se taire. Ils élèvent la voix pour exiger de leur employeur le paiement de 122 mois d’arriérés.
Selon la délégation syndicale, le Cd ai, qui est une société privée appartenant à la famille de feu Maréchal Mobutu, employait près de 4.000 agents dont trois quarts ont été, en 1996, mis en congé technique. Sans recevoir cependant de leur employeur une quelconque indemnisation.
Les agents restés organisent un service minimum pour une prime dérisoire. « Nous avons totalisé 11 ans. Nous travaillons avec un matériel qui ne nous permet pas de produire plus. Le dernier d’entre nous touche 1.500 Francs congolais de prime. Et pour les toucher, il doit attendre deux ou trois mois », s’est plaint L. Kozomoto Nzoyoni, le président syndical.
De leur côté, les travailleurs du Cdai estiment que la situation n’a que trop duré. Ainsi, dans un mémo transmis à la Monuc Gbadolite, ils exigent le paiement par leur employeur de 122 mois d’arriérés de salaire. En plus, ils demandent à l’entreprise de faire retourner dans leurs milieux respectifs les veuves et les familles des agents décédés. Et au gouvernement de payer ses dettes vis-à-vis du Cdai, évaluées à 6 millions de dollars américains.
Abordé, l’Abbé Achille Dati, gérant du Cdai, a reconnu le bien-fondé de la démarche des employés. Il a cependant indiqué que l’employeur ne pourra répondre à ces revendications que si le gouvernement honorait ses dettes.
Les guerres de 1996 et 1998 sont à la base des problèmes auxquels est aujourd’hui confronté le Centre de développement agricole et industriel. Surtout qu’elles se faisaient accompagner de pillages.
(Yes)Papy Mamputu/Le Palmarès
Last edited: 09/08/2007 14:55:32