« Joseph Kabila à Kananga veille sur les sinistrés », annonce en gros titre L’AVENIR dans sa livraison de ce jeudi matin. Le confrère rapporte qu’après la délégation gouvernementale envoyée à Kananga, Joseph Kabila s’est envolé lui-même pour le chef-lieu du Kasaï occidental ce mercredi 08 août pour se rendre compte de l’ampleur du désastre, et surtout pour constater de visu le travail opéré par les ministres envoyés sur place.

Pour ce quotidien, de cette façon, le chef de l’Etat peut sanctionner ou féliciter en âme et conscience au regard de la réalité sur le terrain.

Toujours au sujet de cette catastrophe ferroviaire de Kakenge, LE PHARE rapporte : « Joseph Kabila révolté par la lenteur des aides ». Le confrère de l’avenue Lukusa rapporte qu’arrivé mercredi dans l’avant-midi à Kakenge en provenance de la capitale, le président Joseph Kabila s’est immédiatement rendu sur le lieu de la tragédie où il s’est recueilli pendant quelques minutes avant de se diriger vers l’hôpital de référence de cette localité.

LE PHARE note qu’il est déplorable qu’une bonne partie des vivres et des médicaments convoyés par le gouvernement n’étaient pas encore parvenus à Kakenge pendant que le chef de l’Etat s’y trouvait.

Par ailleurs, le chef de l’Etat a été fort touchée par l’absence d’infrastructures au niveau de l’hôpital de référence de Kakenge où les blessés sont couchés sur des lits métalliques dépourvus des matelas soit sur des nattes en paille étalées par terre.

LE POTENTIEL constate qu’après l’or, « Le pétrole oppose l’Ouganda à la Rdc ».

En effet, depuis une semaine, les incidents frontaliers se multiplient entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo. Il y a déjà eu des victimes, de part et d’autre, et si les responsables de deux pays ne prennent pas des dispositions qui s’imposent, la situation risque de dégénérer. La pomme de discorde, selon ce journal, est l’exploitation du pétrole dans le Lac Albert.

La machine de l’intox à Kinshasa tourne à temps plein, constate LE PALMARES qui titre en manchette « Les folles rumeurs sur l’entourage de J. Kabila font jaser ».

Selon ces rumeurs, le conseiller juridique du Président de la République, Gaston Nawej Katok est décédé tandis que Kudura Kasongo, porte parole du chef de l’Etat, est malade.

Le confrère publie un communiqué du cabinet du chef de l’Etat. Dans ce démenti, il est affirmé que « le conseiller principal Gaston Nawej Katok est bel bien en vie, mais souffrant en Afrique du Sud où il a été acheminé pour des raisons des soins appropriées depuis le lundi 06 août 2007 ».

Auparavant, il avait été interné au pavillon 6 de la clinique Ngaliema de Kinshasa jusqu’à son transfert au Pays de Thabo Mbeki.

« Les nouveaux mandataires se font toujours désirer », affiche à la Une UHURU non sans signaler que le délai de 60 jours a expiré depuis le 1er août dernier.

A en croire le journal de Colette Tshomba, la pierre d’achoppement qui justifie le retard actuel, se déclinerait en terme d’influence politique observée dans le choix des mandataires.

Cette gangrène qu’on croyait avoir extirpé, semble revenir en force au point, cette fois-ci, d’arrêter la dynamique engagée. Quelques acteurs politiques se trouvant sur la sellette et en mal de positionnement, continuent à faire pression pour être pris en compte dans ces nominations, même sans avoir passé le moindre test.

C’est dans ce contexte qu’il a été développé une approche consistant à classifier les mandataires en deux catégories, en l’occurrence, les mandataires issus du test de recrutement et ceux issus des formations politiques.

Théodore Ngangu/MMC