Avec le Kiri-kiri dans ces Sixties, le Kavacha dans les seventies, le Kwasa kwasa dans les eighties, jusqu’au Ndombolo, dévastateur des nineties, le Congo musical a écrit ses lettres de noblesse sur l’échiquier international.
Né le 16 juillet 1962 à Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale, de parents originaires de la province de l’Equateur Lokwa Toko dit Lokas est deuxième d’une famille de dix enfants dont 7 garçons et 3 filles.
Lorsqu’il débarque à Kinshasa en 1967 avec ses parents, ils s’installent à Kauka ( au Camp Cité Nicolas) dans la Commune de Kalamu, un des foyers culturels les plus importants de la capitale. Il est très vite attiré par la musique et des l’âge de sept, il intègre le Choeur de Petits Chanteurs et Danseurs Chem Chem Yetu et Misha Misha qui excellent dans la musique chrétienne traditionnelle.
Il s’exerce davantage à la voix et apprend à gratter les cordes de la guitare. Son évolution est rapide, prodigieuse et remarquable. C’est ainsi qu’à 15 ans, il livrera son premier concert amateur et mémorable au mythique bar Vis-à-Vis.
Sa carrière professionnelle démarre en 1980 avec les Casques Bleus de Yenga Yenga Junior et parcourt plusieurs orchestres notamment Afro International en compagnie de Mimi Ley et Chico Mawatu Choc Stars de Ben Nyamabo avec Roxy Tshimpaka, Carlito, Debaba, Defao et Basilique Loningisa dirigé par Bimi Ombale.
Hier, ce fut l’âge d’or de la rumba et du Soukous exécuté sur fond de Ndornbolo et autre Ko yimbi ko (danses en vogue en Rdc). Aujourd’hui, en plein troisième millénaire, plus d’un observateur averti assiste au développement, mieux à la « résurrection » d’un autre genre de musique très difficile à nommer et victime d’un mal proportionnel qui ne peut dire son nom dont Lokas reste l’un des portes étendards en République Démocratique du Congo. Comment nommer, même sur le plan musical.
Avec le Kiri-kiri dans ces Sixties, le Kavacha dans les seventies, le Kwasa kwasa dans les eighties, jusqu’au Ndombolo, dévastateur des nineties, le Congo musical a écrit ses lettres de noblesse sur l’échiquier international.
Parallèlement, une autre forme de musique pratiquée par des artistes talentueux fait des nouveaux adeptes chaque jour qui passe.
« L’Autre Musique », comme on le nomme affectueusement désormais, trouve son origine dans le folklore congolais, riche dans sa diversité ethnique et dialectique.
Depuis 1999, armé d’une guitare acoustique, Lokwa crée son propre groupe avec un genre nouveau, fruit d’une expérience acquise dans un passé fort riche pour une longue aventure tournée vers l’avenir.
Il livre son premier concert le 24 novembre 2000 dans la salle Brel du Centre Wallonie- Bruxelles à Kinshasa. De 2000 à 2004, avec une vingtaine de productions à travers la ville, le groupe Lokas s’est progressivement amélioré et a atteint un niveau qui lui permet aujourd’hui d’affronter n’importe quel public à travers te monde.
Ceci, afin de redonner sa juste valeur à la tradition africaine comme il le déclare lui-même: « Ma musique est puisée dans la tradition, teintée d’un brin de couleurs musicales venues de l’extérieur, afin de présenter un genre comestible par tous ».
(Ern.)Uhuru
Last edited: 07/08/2007 17:26:37