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Le cas du déraillement de train au Kasaï Occidental est l’occasion de reconsidérer les accidents ferroviaires en RDC et de relancer la problématique de l’organisation du crucial transport par chemin de fer dans le pays. Environ 87 morts et 120 blessés, selon les humani­taires sont enregistrés dans le déraillement de train à Kakenge  au Kasaï Occidental. Les causes princi­pales de l’accident sont la surcharge, -l’excès de vi­tesse et la vétusté de la voie ferrée et du matériel roulant. Cette macabre situation révolte plus d’un Congolais. Pourtant, ce genre d’accidents était pré­visible compte tenu de l’état vétuste aussi bien des chemins de fer que du matériel roulant de la Société nationale des chemins de fer du Congo. Dès lors, la réhabilitation de la SNCC passe pour un impératif.

La RDC a bouclé hier lundi 6 août les trois jours de deuil national que le gou­vernement a décrété en mémoire de morts de l’ac­cident survenu dans la nuit du 1er au 2 août 2007 au niveau de Kakertde dans la province du Kasaï Occi­dental. Cet accident de train de la Société national des chemins de fer du Congo (Sncc) a fait plu­sieurs dizaines de victimes, mais dont le bilan définitif sera déterminé par la mis­sion d’enquête diligentée par le gouvernement, a an­noncé dimanche dernier le ministre de Transports et voies de communication, Kuseyo Gatanga.

Les causes de cet accident scion les premières enquêtes se­raient la surcharge, l’excès de vitesse et la vétusté de la voie ferrée et du maté­riel roulant de la SNCC. En effet, les causes de cet accident illustre à suffisance que la Sncc, pro­priétaire et gestionnaire des chemins de fer dans la partie sud de la RDC, est vraiment malade. Ce, de­puis plus d’une décennie cette société publique n’est plus en mesure d’assurer correctement son objet so­cial, a savoir assurer le transport des biens et des personnes par voies ferrée et lacustre.

A ce jour, la Sncc peine à couvrir ses 3.641 kilomètres de voie ferrée (dont 858 kilomètres électrifiés) au Katanga, au Kasaï Occidental, au Ka­saï Oriental et au Manierna. Il en est de même de son réseau lacus­tre du lac Tanganyika re­présentant 1.425 kilomè­tres qui relie la République démocratique du Congo à la Zambie, à la Tanzanie et au Burundi ainsi que de son réseau lacustre du lac Kivu reliant Bukavu à Goma (106 kilomètres) où encore réseau fluvial de Kindu à Ubundu (310 kilomètres) et de Kongolo à Malemba Nkulu (390 kilomètres).

Des fonds pour gérer ce vaste réseau

Gérer ce vaste réseau aussi bien ferroviaire que lacustre implique beaucoup de fonds que la  SNCC n’a pas actuellement et que l’Etat congolais ne peut présentement mettre à sa disposition. La SNCC est à l’image de plusieurs entreprises publiques : vétusté de l’outil de production, personnel pléthorique, faible fonds de roulement. Pire, comme la quasi-totalité des entreprise ses publiques, cette société, se contentant de son monopole, manque de compétitivité.

Les charges sont tellement lourdes que la société ne peut, dans sa configuration actuelle, par­venir à dégager des fonds nécessaires pour payer correctement son personnel et entretenir l’outil production. C’est ici qu faut encourager les contrats de joint-venture que la SNCC tente de signer à certains opérateurs privés, soit dans le cadre de l’acquisition les nouveaux équipements notamment les locomotives et les wagons encore dans la réhabilitation de la voie ferrée étant  donné qu’un travail, doit être mené dans ce sens.

Selon les experts la SNCC, il faut 300.000 Usd pour réhabiliter 1km de voie ferrée. Alors que les chemins de fer de la SNCC s’étendent sur 3.641 km lignes principales dont une bonne partie doit être habilitée, notamment par le remplacement des traverses. Ce que l’entreprise peut se permettre à elle seule, cela nécessite la participation des privés. Avant d’entrevoir cette possibilité, il faut au préalable opérer la restructuration l’entreprise de manière rendre viable aux yeux opérateurs économiques  privés.

Notons que c’est à peine que le Conseil ministres vient d’entériner les quatre lois devant moderniser la gestion ou ouvrir au privé le capital des entreprises publiques.

(Th)

Amédée MWARABU KIBOKO/Le Potentiel

Last edited: 07/08/2007 16:22:51

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