Fin ce lundi du deuil national de quatre jours décrété à la mémoire des victimes du macabre bilan de plus d’une centaine des morts provoqués par le déraillement d’un train de la SNCC au Kasaï Occidental.

Le deuil national de trois jours décrété par le gouvernement congolais au lendemain du déraillement ferroviaire qui a causé mort d’hommes à Kakenge prend fin, ce lundi 6 août 200l. En décrétant ce deuil, l’Exécutif a voulu compatir au malheur qui a frappé plusieurs familles dans la province du Kasaï Occidental.
Le gouvernement a décrété un deuil de trois jours sur l’ensemble du territoire national, en mémoire des victimes de l’accident d’un train marchandises survenue, mercredi dernier à Tshibahu, près de Kakenge, dans la province du Kasaï Occidental. Cette décision a été prise au moment où une délégation gouvernementale est arrivée, le vendredi 3 août au chef-lieu de cette province avec les premiers secours, rapporte radiookapi.net.
Le deuil décrété depuis le samedi 4 août en mémoire des victimes de cet accident depuis samedi prend fin, ce lundi 6 août 2007. Le nouveau bilan du drame fait état de 87 morts et 120 blessés, selon les sources humanitaires opérant sur le terrain.
Des interventions
Les mêmes sources révèlent que les équipes de secours butent à d’énormes difficultés : pas de sang, pas de matériel de transfusion et moins encore de plâtres. La Croix-Rouge a enterré jeudi dernier, les corps des personnes sans famille. D’autres corps ont été remis aux familles pour inhumation. Sur le lieu du drame, certains corps sont coincés sous les wagons renversés, ont indiqué les mêmes sources. La Coordination de l’Ong « La Voix des sans bouche » a précisé que trois corps sont encore visibles, bloqués entre les wagons. Il faut des moyens appropriés pour les tirer de là, ajoute-t-elle.
Par ailleurs, la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), a dépêché une locomotive de secours sur place. Le Dr Beya Berry, médecin de l’équipe d’urgence des agences humanitaires, a indiqué que le travail de prise en charge des victimes s’est fait quelque temps après l’accident. Avant de préciser que plusieurs cas de fractures nécessitent l’amputation ou des plâtres.
L’insuffisance de moyens et le manque de sang ne permettent pas une bonne prise en charge des victimes, a-t-il ajouté. Quant aux blessés graves, ils ont été transportés à l’hôpital général de Kananga pour des soins appropriés.
A rappeler qu’une équipe gouvernementale de 12 personnes comprenant, entre autres, le ministre d’Etat chargé de l’Intérieur, le ministre de la Santé, des Transports et celui des Affaires humanitaires se trouvait vendredi à Kananga ayant de se rendre à Kakenge, à bord d’un hélicoptère de la Monuc.
Jusque vendredi, les rescapés étaient sans nourriture. Une lueur d’espoir est néanmoins apparue avec l’arrivée de la délégation gouvernementale. Selon Jean-Claude Muyambo, ministre des Affaires humanitaires, en plus de 5 tonnes de médicaments et autres matériels sanitaires, un wagon de nourritures devait être tracté dans la matinée du samedi 4 août vers Kakenge. Un hélicoptère de la Monuc devait également acheminer une autre partie de l’aide aux victimes.
(Th)EYANGA SANA/Le Potentiel
Last edited: 06/08/2007 17:38:56