Depuis un certain temps, la République démocratique du Congo connaît une augmentation progressive des cas d’insuffisance rénale liés essentiellement aux complications du diabète, de l’hypertension artérielle, de la malaria, ainsi que des intoxications médicamenteuses, que ce soit avec la médecine moderne ou des plantes médicinales. Cela constitue un véritable problème de santé publique démontré et prouvé par les scientifiques. Car tous les malades atteints d’insuffisance rénale aiguë ou chronique et ne pouvant être transféré dans un centre spécialisé sont condamnés à une disparition à court ou moyen terme. D’où la nécessité de mettre sur pied un centre de dialyse qui respecte les référentiels universellement admis et où les malades sont mis dans les mêmes conditions que ceux traités dans les autres centres spécialisés en Europe, aux Etats-Unis où en Afrique du Sud. Ces normes internationales ont été garanties grâce à l’expertise d’une équipe multidisciplinaire médicale et technique de haut rang supervisée par le docteur John Mulumba, néphrologue et spécialiste en dialyse.

Lors de la cérémonie d’inauguration, le 28 juillet dernier, le docteur Nyakabasa Mutijima Bona, médecin-directeur et responsable de ce centre, a indiqué que les cinq appareils que compte ce service ont été acquis auprès de la société allemande Fresenuis.

Qu’entend-on par dialyse ?

Principal partenaire, le Dr. John Mulumba,  a défini le rein comme étant un organe vital quant à ses fonctions dans la production de l’urine et la sécrétion des hormones. Selon une étude menée par le service de Néphrologie de l’Université de Kinshasa, la prévalence des maladies rénales avoisinerait un tiers dans la ville de Kinshasa et les causes les plus fréquentes sont infectieuses et toxiques.

John Mulumba, néphrologue, distingue deux types de dialyse, à savoir l’hémodialyse dont l’épuration se fait à travers une membrane synthétique semi-perméable ou le rein artificiel et la dialyse péritonéale dont la membrane semi-perméable est le péritoine situé dans le corps humain. La dialyse, a-t-il renchéri, est un procédé d’épuration des déchets du sang en dehors du rein. Ce qui permet la survie aux malades insuffisants rénaux aigus ou chroniques. Pour mieux servir la population, le médecin directeur de ce centre qui sollicite une subvention du gouvernement, a précisé que les travaux et la formation des agents en Afrique du Sud ont coûté 500.000 $ Us et les patients débourseront une somme conformément à la gravité de la maladie dont le traitement se fait par plusieurs séances.

Yves Kadima/Le Potentiel