L’accord tripartite qu’il était prévu de signer entre la RDC, le Burundi et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés pour le rapatriement des réfugiés congolais a été retardée à cause de la persistance de l’insécurité à l’Est du Congo.

La signature de l’accord tripartite RDC–Burundi–HCR devant permettre le rapatriement des Congolais exilés dans ce pays frontalier, est repoussée sine die à cause de l’insécurité qui continue à prévaloir dans la zone de retour de ces derniers. Me Rigobert Moupondo Mafundji, secrétaire permanent de la Commission nationale pour les réfugiés (CNR) la confirmé lundi au cours d’un point de presse qu’il a animé au siège de la commission.
« La zone de retour des réfugiés congolais de Burunndi se situe dans le territoire de Fizi, principalement dans le secteur de Minembwe qui est loin de retrouver la paix, le gouvernement ne peut pas faire rentrer nos compatriotes dans ces conditions de peur qu’ils ne rentrent de nouveau en exil », a-t-il déclaré. « Avant leur retour, nous devons les identifier, déterminer exactement leur nombre et leur destination, et nous assurer de toutes les conditions de sécurité partout où ils vont se rendre comme lieu de résidence », a tenu à souligner le permanent de la CNR.
En ce qui concerne la fermeture des bureaux du HCR et de la CNR à Dungu et Aru, Me Moupondo a justifié le redéploiement du personnel de ces deux agences humanitaires à Bunia par le fait de la fin du rapatriement des réfugiés soudanais installés dans ces deux cités « A Bunia, les agents de ces agences vont aussi s’occuper de la protection de nombreux déplacés internes qui peuplent la contrée qu’ils vont assister.
L’insécurité dans les hauts plateaux du Sud-Kivu évoquée par le général Tshikej
La situation sécuritaire dans les haut plateaux du Sud-Kivu notamment à Minembwe a été tirée au clair par le général Sylvain Tshikwej Nawej, commandant de la 10ème région militaire, lors d’un point de presse qu’il a animé en sa résidence officielle de Nyofu lundi 30 juillet 2007 à Bukavu. Pour le général Tshikwej, le moment est à la recherche des voies et moyens afin de la restauration de la paix au Sud-Kivu, condition sine qua non pour sa reconstruction.
Les causes les plus grandes de l’insécurité en province du Sud-Kivu ne sont autres que les maintes attaques menées contre les FARDC et la population non favorable aux forces négatives dont les groupes des insurgés hostiles au brassage, seule voie connue pour une réelle réintégration aux FARDC. L’officier général a eu à retracer chronologiquement les faits de par les contacts pris avec les réfractaires afin de les convaincre.
Mais il s’avère que les contacts n’ont toujours pas trouvé des résultats escomptés. Etant donné que les conditions posées sont impossibles de réaliser et qu’il y a nécessité de rétablir l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de la province, la 10ème région militaire a décidé de déclencher une opération offensive. Actuellement, les FARDC ont eu à récupérer plusieurs localités dans les hauts plateaux, les insurgés sont en débandade et éparpillés dans la brousse. Si les groupes 106, Mwami Alexandre, Abdou Ruharara, 22ème brigade de Minembwe et récemment Mukalay ont rejoint le centre de brassage, il doit être de même pour le duo Bisogo-Kunda et sans conditions. Pour derniers, le mixage est mieux indiqué avec le retour de leurs troupes et familles réfugiées au Rwanda, Burundi, Ouganda et Brazzaville.
Le général Tshikej a lancé un dernier appel aux insurgés disant que te retour ou la réintégration dans l’armée est sans conditions, le brassage étant la seule voie autorisée afin de construire une armée républicaine au service de la nation. Aux médias, il a demandé de sensibiliser la population à la paix et à sa sécurité, de bannir l’intoxication, de se conformer aux règles d’éthique et de déontologie en vérifiant l’information. Désormais, les portes de la 10ème région militaire sont ouvertes pour recueillir les informations voulues.
ACP
Last edited: 02/08/2007 17:27:58