La plus grande satisfaction pour leur activité est celle de voir la disponibilité et la spontanéité des parents militaires qui acceptent leur proposition et leur offre.
Grace à l’aide fournie par une Association sans but lucratif (asbl) de « jeunes artistes féminins » qui ont terminé leurs études à l’Académie des beaux arts, des enfants déscolarisés sont pris en charge.
En effet, dans un entretien que l’artiste peintre Clarisse Marini a eu avec Le Phare, cite a fait savoir que c’est dans le souci de venir en aide au plus démunis, qu’elles se sont constituées en Asbl, pour contribuer à leur manière à l’encadrement de la jeunesse.
Contrairement aux autres structures qui viennent en aide aux enfants déscolarisés, elle a indiqué qu’elles vont chercher ces enfants auprès de leurs parents à qui elles expliquent le pourquoi et le bien fondé de leur démarche qui consiste à enseigner aux enfants les notions de sociabilité, d’hygiène, d’alphabétisation, d’un peu de confort. Et elles leur apprennent enfin un métier dans leur domaine et c’est aussi grâce à l’hospitalité leur offerte par l’Académie qu’elles arrivent à encadrer ces enfants tous les jours de 8 heures 13 heures. Et d’ajouter que « nous finançons également ces activités à l’aide de nos cotisations, fruit du travail de chacune d’entre nous. Pour cela, cette asbl constituée de jeunes artistes qui donne un peu de soi au service des autres, a pour cible depuis une année de son existence, les enfants des militaires du camp Kokolo voisin et les enfants du foyer de personnes vivants avec handicap de Kalembe Lembe dont la plus âgée à 15 ans.
Ainsi depuis sa création, l’Asbl a déjà encadré plus d’une trentaine d’enfants. Malheureusement, dans toute activité humaine, le début a été plus difficile, a avoué Clarisse Marini, l’une de bénévoles.
La présidente est partie en formation à l’étranger, tandis qu’au pays, les autres membres tentent de convaincre les parents vivant avec handicap de leur confier leurs enfants. Car, généralement ils ne comprennent pas l’importance de l’instruction, et préfèrent orienter les enfants vers les petits métiers ou pour autre chose.
Cependant a-t-elle poursuivi, la plus grande satisfaction pour leur activité est celle de voir la disponibilité et la spontanéité des parents militaires qui acceptent leur proposition et leur offre. Aujourd’hui, nous nous réjouissons de voir que les enfants dépourvus des notions de sociabilité ni d’alphabétisation, arrivent a tiré, écrire et a apprendre chacun selon se a aptitudes une variante de l’art, a-t-elle conclu.
Comme on le voit, cette asbl qui se bat pour réinsérer d’autres jeunes congolais dans le circuit éducatif, malgré toute sa bonne volonté est confrontée au problème de financement et voudrait que d’autres partenaires lui viennent en aide, afin de croître leur activité et donner le maximum de chance aux enfants en difficulté. II faut également que chacun donne du sien aux autres.
A.Vungb/Le Phare
Last edited: 30/07/2007 17:09:39