Les résultats de l’enquête sur le trafic d’armes en Rdc sont critiqués par l’Ong Human Rights Watch qui insiste pour que les éléments de la Monuc impliqués dans le trafic d’armes avec les rebelles rwandais soient sanctionnés.

L’Organisation non gouvernementale internationale de défense des droits de l’homme « Human Rights watch » a adressé dernièrement, une lettre au chef des Opérations de maintien de la paix des Nations unies, Jean-Marie Guéhenno. Dans cette correspondance, elle exprime son insatisfaction concernant les résultats de l’enquête sur le trafic d’armes entre les Casques bleus de la Monuc et les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Pour cette Ong, l’enquête menée par l’OIOS (Office of Internal Oversight Services) était superficielle, rapporte radiookapi.net.
Raison pour laquelle, Human Rights watch se dit déçue des conclusions « superficielles » du rapport d’enquête. Elle reste critique sur l’enquête menée par l’organisation internationale, l’OIOS. Dans le même registre, Human Rights watch déplore « le manque de transparence, la lenteur et l’absence continue de responsabilité dans la réalisation de l’enquête ». « Nous sommes surtout inquiets du nombre limité des soldats impliqués dans ce trafic. Nous restons convaincus que plusieurs soldats ont été impliqués », a souligné l’Ong.
Diligenter des enquêtes
L’Ong Human Rights Watch se dit consternée par les déclarations de Jean-Marie Guéhenno sur la radio britannique (BBC). Ce dernier a rejeté toute implication des Casques bleus dans cette affaire. Le rapport de l’OIOS citait pourtant au moins un officier pakistanais dans ce trafic.
Elle reconnaît le rôle positif de la Monuc en RDC. Néanmoins, l’Ong des droits de l’homme demande des sanctions contre les Casques bleus qui auront commis des infractions. Avant d’exiger des enquêtes transparentes et rapides sur les infractions commises par ces soldats de la paix.
Pour rappel, une enquête indépendante a fait suite à des allégations sur l’implication des Casques bleus pakistanais dans le trafic d’armes contre de l’or avec des combattants rwandais FDLR. On rappelle que mardi dernier, s’exprimant sur les antennes de la radio « Top Congo » à Kinshasa, Mme Anny Guvan de cette organisation de défense des droits de l’homme avait déclaré que Human Rights Watch était choquée des conclusions des rapports de l’Onu et qu’elle craint que les coupables soient disculpés.
Selon Anny Guvan, les rapports des Nations unies n’ont pas pris en compte les informations données publiquement, le 25 mai dernier, par les miliciens des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda, eux-mêmes, avouant qu’ils avaient reçu des armes et munitions des Casques bleus de la Mission des Nations unies au Congo. Elle a affirmé que Human Rights Watch disposait déjà depuis décembre 2005, des informations impliquant plus d’un casque bleu dans ce scandale.
(Yes)Stéphane Eyenga/Le Potentiel
Last edited: 28/07/2007 15:31:56