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Plus grave, la création au sein du gouvernement d’un ministère de l’Information, presse et communication nationale suscite des inquiétudes. Est-il innocent d’accorder à « Communication » l’adjectif national ? La salle de spectacles du Centre Wallonie-Bruxelles a abrité, mercredi, la cérémo­nie de présentation du livre inti­tulé « Débat sur la vision médiatique du gouvernement : Est-ce le retour aux années 70 ? ». C’est une oeuvre de 57 pages du sénateur Modeste Mutinga Mutuishayi. Elle a été publiée au cours de ce mois à Kinshasa, au Centre Médias pour la Transpa­rence et le Développement (Cmtd), que coordonne le professeur Thombe.

Le livre s’étend sur trois parties. Après l’Introduction, la première partie est intitulée : « In­formation sous Mobutu ». La deuxième se penche sur « La perestroïka des médias ». La troi­sième qui traite de l’Actuel état des lieux, est suivie de la Con­clusion.

Dans la partie consacrée aux annexes, l’auteur l’expose comme suite : (A), l’Accord pour l’importation d’objets de carac­tère éducatif, scientifique ou culturel ; (E), au protocole rattaché.

La partie introductive re­lève un certain nombre de questions qui, selon l’auteur, mérite bien de figurer au centre du dé­bat, à l’heure de l’avènement de la démocratie en RD Congo.

Les élections générales à tous les niveaux ont été organisées, mises à part les urbai­nes, les communales et les lo­cales (...) L’Assemblée natio­nale et le Sénat sont déjà ac­tifs. Cependant, des inquiétudes demeurent sur l’exercice de la liberté de la presse, sur le dé­veloppement du secteur média­tique en RD Congo.

Après la publication du programme gouvernemental, ce souci reste entier. Quelle est la vision du gouvernement sur la question ? A défaut d’être le con­trepouvoir, le secteur des médias ne risque-t-il pas de re­devenir la 5ème roue du car­rosse ?

Les questions s’entrecho­quent sans que la moindre piste de la solution ne transparaisse. Plus grave, la création, au sein du gouvernement, d’un mi­nistère de l’information, presse et communica­tion nationale suscite des inquiétudes.

Est-il innocent d’accorder à la « Commu­nication » l’adjectif « nationale » ? Pourquoi dès lors, ne pas parler d’un ministère du Plan national, d’un ministère du Tourisme national, si tant est que l’adjectif « national » est supposé renforcer la « vision na­tionaliste » du gouvernement ?

L’auteur estime, plus loin, que la déno­mination « ministère de la Communication » est ce qu’il y a de convenable. « Il serait judicieux, étant donné l’abondance des matières qui nécessitent une législation et une réglemen­tation appropriées, d’opter pour la formule « ministère de la Communication ». Celle-ci a l’avantage de préserver la neu­tralité du ministère chargé de garantir le droit du citoyen à l’information.

(...) Ce faisant on remet­trait en confiance non seulement les professionnels des médias congolais, les premiers concer­nés et premiers à s’inquiéter, mais aussi et surtout le contri­buable congolais, souverain pro­priétaire des médias publics.

Dans la partie annexe, l’auteur propose aux lecteurs une liste d’environ cents pays s’identifiant, à ce jour, à l’accord de Florence.

Il indique que la RD Congo a signé, en son temps, ledit accord. Cela tient à l’importation d’objets de caractère éducatif, scientifique ou culturel. Au terme l’accord, en vigueur depuis le 21 mai 1952, les Etats contractants s’engagent à ne pas appliquer de droit de douane et autres impositions à l’impor­tation ou à l’occasion de l’impor­tation.

Payne/L’Avenir

Last edited: 27/07/2007 11:56:04

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