La population civile continue à payer le lourd tribut de l’insécurité, quasi endémique, qui prévaut dans la partie Est du pays.

Effectuant une patrouille dans la matinée du mardi 24 juillet dernier sur l’axe Rutshuru Nyimilima, le bataillon indien de la Monuc a découvert cinq corps sans vie dans une bananeraie dans la localité de Katweguru, au Nord Kivu. Mercredi 25 juillet, dans son point de presse hebdomadaire, la mission onusienne en RDC a précisé que toutes ces victimes étaient des hommes adultes, en vêtements civils, dont les mains avaient été ligotées.
Selon le porte-parole de la Monuc, Kemal Saïki, la mort de ces personnes remonterait à quelques jours. “ Pour l’instant, ni l’identité des victimes, ni celle des auteurs de ces meurtres ne sont connues “, a-t-il ajouté. Dans la foulée, la Monuc a promis de faire tout ce qui est à son pouvoir en collaboration avec le gouvernement, afin que la lumière soit faite sur cette tuerie insoutenable.
Deux autres personnes, un médecin et un motocycliste, ont été assassinés à Muranga, dans le territoire de Masisi, par des hommes armés non identifiées. Ces criminels après avoir commis leur forfait, ont dépouillé les victimes. Tout en désapprouvant ces meurtres la Monuc demande que cessent les actes de violence qui continuent à endeuiller les paisibles populations des provinces du Nord Kivu et du sud Kivu, et exige en même temps qu’il soit mis fin à l’impunité à la base de cette criminalité.
Le bataillon spécial des FARDC a repris, le samedi 21 juillet dernier, la ville de Moramvia, au Sud-Kivu, entre les mains des dissidents Banyamulenge du major Rukumba. Mis en débandade par les forces régulières, ces miliciens se sont retranchés dans la forêt d’Itumbwe et de Rubanga.
Par ailleurs, le porte-parole militaire de la Monuc, Gabriel de Brosses, a annoncé le début de la troisième phase de programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). La semaine dernière a été consacrée aux préparatifs de désarmement des groupes armés, lesquels devraient au préalable fournir les listes des éléments concernés par ce procès d’ici au 18 septembre prochain.
La Monuc a également annoncé l’arrivée de son nouveau chef d’état-major, le général Alain Kerriguy, qui va remplacer dès cette semaine, le général Aristide Labcribe. La durée de son mandat est d’une année au sein des forces de la Mission onusienne en RDC.
Au début de la semaine, le chef d’état-major des FARDC, le général Kayembe a rendu visite à la Monuc. A cette occasion, les composantes civiles et militaires de la Mission onusienne en RDC, ont présenté leurs préoccupations, ainsi que les efforts communs qui doivent être déployés sur le terrain.
Au cours de cette rencontre, qualifiée de ”fructueuse” par Gabriel de Brosses, le général Kayembe a exprimé sa satisfaction et retenu comme axes d’effort, l’amélioration de la coordination entre les FARDC et la Monuc, afin de réduire les fautes de comportement des unités sur le terrain d’opérations militaires.
Dans le cadre de la coopération militaire, le chef d’état-major des FARDC, le général Kayembe et le commandant des Forces de la Monuc, le général Babacar Gaye, se rendra la semaine prochaine au camp de Rwampara, en Ituri où se déroule l’entraînement d’un bataillon FARDC par les formateurs des Nations unies. Ils auront ainsi l’opportunité de se rendrent compte de cette formation.
Sur le plan humanitaire, la section des affaires civiles de la Monuc indique que le nombre d’expulsés congolais d’Angola dépasserait actuellement les 26.500, soit une nette augmentation par rapport aux dernières données de la semaine passée.
Jusqu’à présent, souligne la Monuc, ces expulsions se poursuivent. “Ces retours ont lieu dans des conditions très difficiles. De nombreux cas de viols, de tortures et de rackets, commis aussi bien par les forces de sécurité angolaises que congolaises, notamment aux postes frontières à en croire Kemal Saïki, rapportant les témoignages des expulsés.
Un diplôme de Docteur Honoris Causa en sciences Politiques, sera décerné le samedi 28 prochain au représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Rdc, William Lacy Swing, par l’Université de Lubumbashi. William Swing s’est dit très honoré par cette distinction qui lui est conférée par une Université qu’il considère comme étant une des meilleures de la RDC.
(Th)
Dovin Ntelolo Diasonga/L’Observateur
Last edited: 26/07/2007 16:58:56