Le ministre du portefeuille, dans un entretient avec le comité de gestion de la régie des voies aériennes a donné des précisions qui concernent le projet de modernisation de cet entreprise publique adopté par le gouvernement.
L’adoption par le Conseil des ministre de vendredi dernier des quatre Projets de lois sur la modernisation de la gestion dans les entreprises publiques a provoqué un tollé, notamment au sein de la Régie des voies aériennes. Les agents de cette entreprise publique « ont cru à une privatisation pure » et simple de leur société. C’est ce qui explique le Sit-in qu’ils ont effectué hier lundi 23 juillet devant le ministère du Portefeuille obligeant Mme Jeannine Mabunda a donné des plus amples précisions sur ces Projets de lois qui doivent désormais être déposés au Parlement pour examen et adoption avant leur promulgation par le chef de l’Etat.
C’est dans ce contexte que la ministre du Portefeuille, Jeannine Mabunda Lioko, a eu des entretiens avec les membres du Comité de gestion et la délégation syndicale de la RVA, entreprise publique en charge de la gestion des installations aéroportuaires et de la régulation de l’aviation aérienne en RDC.
Cette rencontre s’est tenue hier lundi 23 juillet en la salle de réunions du ministère du Portefeuille pendant que, à l’extérieur, les agents de la RVA procédaient au Sit-in.
Au fait, l’option de modernisation du cadre institutionnel et juridique régissant les entreprises publiques adoptée par le gouvernement au travers les quatre projets de lois a été mal comprise par le personnel de la RVA. Le fait de venir jusqu’au ministère ayant la gestion des entreprises publiques pour avoir des précisions sur ce projet du gouvernement a été jugée positive par la ministre de tutelle. A cet effet, Jeannine Mabunda a donné les précisions à la presse à l’issue de cette rencontre. La patronne du Portefeuille a expliqué qu’il s’agit juste d’un projet de modernisation du cadre institutionnel et juridique régissant les entreprises publiques composées de quatre projets de lois. Elle a souligné que « la restructuration de la RVA ne veut pas dire privatisation moins encore licenciement massif des agents de cette entreprise d’Etat ». Il s’agit, pour la ministre Mabunda, de la mise en place d’un plan de travail précis avec des gestionnaires capables de satisfaire les attentes des travailleurs et de la population congolaise.
« Je me suis entretenue avec la délégation de la RVA comme je me suis entretenue dernièrement avec de la délégation de la SNCC ou celle de l’Onatra dans le cadre justement des attributions assignées au ministère du Portefeuille, surtout que nous sommes dans une phase de restructuration. Nous avons présenté et fait adopter quatre lois pour transformer ces entreprises publiques soit en établissement public, soit en société marchande. Autour de ces quatre lois, il y a cinq secteurs qui ont été identifiés comme prioritaires dans ce processus de restructuration, notamment celui des transports. Vous savez que les Congolais souffrent en ce qui concerne les transports dans l’ensemble, c’est pourquoi il faut donner la priorité à ce secteur. Il faut cependant bien s’entendre sur la reforme. Elle ne veut pas dire privatisation. La reforme est un processus qui permet d’améliorer la gestion, la rentabilité et le service aux usagers », a précisé la ministre du Portefeuille.
Le Comité de gestion et la délégation syndicale ont été rassurés de la démarche de la ministre du Portefeuille et de son collègue des Transports qui est encore à l’étape de concertation et de dialogue. Le Copirep, le ministère du Portefeuille et celui du Travail ont le souci d’associer le monde de travail. C’est dans ce même cadre que la ministre Mabunda avait reçu l’intersyndicale et que le président de l’Assemblée nationale avait aussi reçu la délégation syndicale pour recueillir les préoccupations du monde de travail.
En ce qui concerne les impaiements de salaire des agents de quatre mois de cette même entreprise, la ministre n’a pas voulu répondre à la place de l’ADG de la RVA, tout ce qu’elle sait à son niveau c’est que cette entreprise a des charges mensuelles de l.200.000 Usd et elle n’a que des revenus collecté: d’environ 500.000 à 600.000Us ce qui fait que la RVA a chaque mois un déficit de même montant pour payer les salaires. De toutes façons, elle s’est dit rassurée que le comité de gestion trouvera le moyen de pallier à cette insuffisance.
Lucien K.Tshibambe/Le Potentiel
Last edited: 25/07/2007 12:20:31