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Bonjour | 02/12/2008 3:15 | English Make DC Home page | RSS feed

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La politique envisagée par le ministère de l’agriculture est de mettre en valeur le plus possible d’espace inexploité au service de l’agriculture et stimuler les services financiers à investir dans le domaine, afin de rentabiliser le secteur et gonfler les recettes de l’Etat. Le premier gouvernement de la troisième République a désor­mais un programme dans le secteur agricole qu’il a dénommé « Programme commun du gou­vernement dans le secteur agricol­e ». L’objectif est celui d’un développement agricole durable qui sauvegarde le patrimoine pro­ductif et qui constitue le socle de relance de l’économie nationa­le. La valeur ajoutée ainsi créée permettra à la population d’assurer ses besoins sociaux de base, tels les soins médicaux, l’éducation des enfants, l’eau et l’énergie, l’habitat... les grands chantiers du président de la Ré­publique. Au stade actuel, on estime que moins de 10% des terres agricoles de la RDC sont mises valeur. Selon le ministère de l’agriculture, dans son mensuel « Le Congo profond » de juin 2007, la réalisation du potentiel agricole de la RDC se heurte à cinq obstacles sérieux à savoir la grande détérioration et le  caractère non fonctionnel du système de transport ; une technologie de production encore rudimentaire ; faiblesse des capacités institutionnelles ; les règlements et les politiques budgétaires non propi­ces à des activités économiques productives, avec une multitude d’impôts à tous les niveaux ; la décapitalisation de tous les ac­teurs du secteur agricole.

Dans cette perspective, la vision du gouvernement s’appuie sur le fait qu’il est démontré qu’une augmentation de 10 % de la production agricole peut se tra­duire par une diminution de plus de 7% du nombre des person­nes vivant en dessous du seuil de pauvreté. La lutte contre la pau­vreté passe nécessairement par la relance du secteur agricole, auquel on reconnaît une capacité de création d’emplois que l’on ne retrouve pas dans les autres secteurs. Le programme commun du gouvernement vise donc à remé­dier aux principaux problèmes, redresser l’encadrement institu­tionnel, stimuler le secteur privé avec notamment une fiscalité adaptée, un régime foncier transparent. Le gouvernement sou­haite aussi stimuler des services financiers et de crédit, réhabili­ter le réseau de transport, ren­forcer l’encadrement des agri­culteurs dans les différentes filières.

Ainsi, le gouvernement ambitionne de consentir 10 % de son budget au secteur agricole compte tenu de l’importance qu’il représente pour la population. Et ce, conformément aux engage­ments de la RDC (Déclaration de Maputo de 2003). L’applica­tion rigoureuse de ce programme commun, va rassurer la popula­tion, l’encourager à se mettre au travail, provoquer une améliora­tion de la productivité. L’applica­tion rigoureuse de ce programme commun, va rassurer la popula­tion, l’encourager à se mettre au travail, provoquer une améliora­tion de la productivité, selon les experts du ministère de l’Agri­culture. Cependant, il devra se faire en partenariat étroit avec les bailleurs de fonds, dans un contexte de responsabilité mu­tuelle tel que défini dans la Dé­claration de Paris, croit-on au ministère de l’Agriculture.

Signalons que l’insécurité alimentaire et la sous-alimentation affectent plus de 70 % des Congolais. Cette situation s’avère préoccupante au regard des « Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) » parmi lesquels figure la réduction de moitié, à l’horizon 2015, du nombre de sous-alimentés et de celui des plus pauvres en géné­ral. Pourtant, la RDC est un pays à vocation agricole près de 70 % de sa population vit en milieu ru­ral et dépend de l’activité agri­cole. Le potentiel de ce secteur, le prédispose à jouer un rôle im­portant dans le développement socioéconomique du pays.

Le potentiel agricole de la RDC correspond à 80 millions d’hectares de terres arables avec un bon potentiel de fertilité en général ; 4 millions d’hectares de terres irrigables ; une diversité climatique et un réseau hydrogra­phique important permettant de pratiquer une gamme variée de cultures ; un potentiel de pâtura­ges pour l’élevage d’environ 40 millions de bovins ; 125 millions hectares de forêts tropicales.

Amedée Mwarabu KIBOKO/Le Potentiel

Last edited: 24/07/2007 18:36:23

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