Les observations et recommandations faites par l’Assemblée nationale au sujet des arrêts de la Cour suprême de justice invalidant 18 députés n’ont pas laissé cette institution judiciaire indifférente. C’est le cas de le dire au regard des titres affichés par les journaux parus ce vendredi à Kinshasa.
« La Cour suprême réplique aux accusations des députés », titre à la Une FORUM DES AS. La réaction de la Cour suprême de justice aux écarts de langage des députés lors du débat sur la validation des mandats de 18 députés a nettement constitué jeudi la réponse du berger à la bergère, note le confrère de l’avenue Tombalbaye.
Ce quotidien rapporte que le communiqué sanctionnant la réunion conjointe Cour suprême–Parquet général de la République fait état du comportement peu recommandable des membres de l’Assemblée nationale. Les hommes en toge ont véritablement remis les pendules à l’heure en donnant des leçons de droit à ceux qui tentaient de les vilipender.
« L’Assemblée nationale s’est érigée en tribunal d’exception, a censuré les arrêts de la Cour suprême, a vilipendé et jugé les magistrats de la Cour suprême…. », lit-on dans le communiqué de la Haute Cour dont le confrère publie le texte en intégralité.
LE PHARE, qui qualifie le président de l’Assemblée nationale de sapeur-pompier de la République, trouve que
« Kamerhe pose problème ». Si le quotidien de l’avenue Lukusa tresse des lauriers autour de la tête de Vital Kamerhe qui a conduit la session extraordinaire de la chambre basse avec sagesse et prudence évitant une crise institutionnelle, il se demande, cependant, dans quelle catégorie constitutionnelle appartient la réunion interinstitutionnelle proposée par l’Assemblée nationale à propos des arrêts de la Cour suprême invalidant 18 députés.
En d’autres termes, quel impact peut avoir les décisions prises par une structure qui sort du cadre constitutionnel.
L’AVENIR se penche sur
l’Accord Rdc–Arabie Saoudite pour transformer Kinshasa. Ce journal signale que cet accord a été signé jeudi au Grand Hôtel Kinshasa entre le ministre d’Etat en charge des Travaux publics, des Infrastructures et de la Reconstruction et le représentant de la société d’Etat saoudien Rakeen.
Cette société va ériger un complexe hôtelier à Kinshasa avec des bureaux, des appartements et un shoping center dont le coût serait de 500 millions de dollars Us.
Cet hôtel abritera le sommet France–Afrique qui se tiendra en 2010 dans la capitale congolaise. Par ailleurs, rapporte le confrère, les vieux immeubles de l’Etat en état de délabrement seront détruits et sur les lieux pousseront d’autres infrastructures modernes.
Ce projet va générer des emplois, l’un des cinq chantiers du chef de l’Etat.
UHURU consacre sa manchette au recrutement des mandataires des entreprises publiques et souligne :
« Premier test, première déception ». Le journal de Colette Tshomba rapporte que selon les échos recueillis auprès des candidats à la sortie de ce test,
« les questions posées étaient inappropriées pour la fonction de gestionnaire d’une entreprise ».
Beaucoup d’entre eux semblent déjà découragés parce que croyant n’avoir pas satisfait à ce test.
Théodore Ngangu/MMC
Last edited: 20/07/2007 11:20:55