Le ministre des hydrocarbures en tournée dans la province orientale a ténu à rassurer les populations locales sur des rumeurs faisant état de plusieurs abus dans l’exploitation pétrolière aux bordures du lac Albert.

Selon la dépêche émanant du ministère des Hydrocarbures, cette descente du patron des Hydrocarbures consistait à dénouer le noeud aux problèmes concernant l’exploitation de pétrole du bassin du Lac Albert. Et ce par rapport aux spéculations faisant état notamment de la délocalisation du siège de la société productrice du pétrole de l’Ituri pour la province du Kivu. Et, aussi la participation de la société Héritage Oil dans l’association devant exploiter le pétrole dans cette contrée. C’est en passant par la ville de Kisangani, en partance de Kinshasa, que le ministre Lambert Mende Omalanga est arrivé, mercredi 10 juillet 2007, à Bunia pour ensuite se rendre à Kasenyi dans la collectivité de Bahema Sud, territoire d’Irumu dans l’Ituri, prés de la frontière avec l’Ouganda.
Accueilli à Kasenyi par M. Déogracias Abaingi, chef de ce secteur, M. Lambert Mende, à la tête d’une forte délégation composée des députes provinciaux, membres du forum parlementaire de l’Ituri, et du gouverneur de la Province Orientale, Autsaï Asenga, a été à l’écoute des inquiétudes de la population de Kasenyi, en particulier, et celle de l’Ituri, en général. Celle-ci, par la voix de son autorité provinciale, a exprimé son indignation.
Ainsi dans son allocution de circonstance, le chef de secteur de Kasenyi a évoqué les menaces de dégâts causes sur l’environnement qui, selon une observation régulière, sont souvent constatées sur les sites où est exploité le pétrole. Il a également note l’exclusion des filles et fils du secteur de Bahema Sud, au regard du contrat conclu dans le cadre de cette exploitation, lequel ne définit pas les avantages, d’une part en leur faveur, et les inconvénients, d’autre part en leur défaveur.
Toutefois, a souligné le chef de ce secteur, les habitants de Bahema Sud sont favorables à ce projet d’exploitation pétrolière dans le Lac Albert. Mais seulement, à la condition que les dividendes que généreront celui-ci, contribuent réellement à la réhabilitation et la reconstruction du secteur Bahema Sud et à d’autres entités avoisinantes. Et ce avec le souhait de voir leur communauté s’inscrire dans le processus d’exploitation et que les différents aspects du projet soient harmonisés, collégialement, afin que toutes les parties signataires trouvent leur compte.
S’attardant sur les avantages qu’offre ce projet, le gouverneur de la Province Orientale a, pour sa part, noté les gains que présente l’exploitation de pétrole dans le Lac Albert, au niveau de Kasenyi, avant de faire étalage des intérêts de la population en marge de la concrétisation de ce projet.
Non à la délocalisation des sites pétroliers !
C’est au regard de la présentation dudit projet et des doléances formulées par la population que le ministre a, au nom du chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, indiqué que des mesures sont envisagées par l’Etat congolais en vue de réparer ou de compenser les dégâts éventuels occasionnés par cette exploitation pétrolière en faveur du milieu.
A cet effet, le patron des Hydrocarbures de la RD Congo a rassuré qu’« il ne sera pas question que le siège du pétrole de l’Ituri soit délocalisé pour la province du Kivu ». Par ailleurs, il a fait savoir que la rumeur faisant état de la délocalisation, est survenue suite à une erreur matérielle dans la transcription des noms des localités sur une carte.
Eclairant la lanterne à ce sujet, le ministre a, de la plus belle manière, présente le contenu de la convention de partage de production (CPP), signée entre le gouvernement congolais et l’association Tullow’Oil DRC. Signalons que cette dernière est composée de Tullow’Oil DRC, de la Cohydro et de Héritage Oil.
Abordant la politique de l’emploi, il a souligne que la convention en question, prévoit qu’à compétence égale, la priorité devra être donnée à la main d’œuvre nationale locale. De ce fait, « il n’est pas question que les clauses de cette convention soient violées », a martelé le ministre.
D’autre part, il a précise que la production du pétrole nécessite de très gros investissements dont la RDC Congo ne dispose pas présentement, à l’heure de la mise en application des 5 chantiers du chef de l’Etat devant être réalisés.
Bob Ambongo/Uhuru
Last edited: 18/07/2007 18:11:31