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Bonjour | 08/09/2008 8:27 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le Portefeuille de l’Etat est constitué à ce jour de 55 entreprises publiques et de participation de l’Etat dans 64 sociétés privées. Fer de lance du Gouvernement dans la lutte en­tre la pauvreté, il est appelé à jouer un rôle capital pour l’amé­lioration des conditions de vie des citoyens congolais. Une réforme de ce secteur se justi­fie par le fait que les entreprises publiques n’ont pas rempli le rôle que l’Etat attendait d’elles.

L’adoption des lois par le Parle­ment va d’après certains obser­vateurs, accélérer le processus de redressement des entrepri­ses publiques qualifiées aujourd’hui de canards boiteux. A cause de leur prépon­dérance dans l’économie et des interférences politiques dont el­les sont fréquemment l’objet, ces entreprises conçues pour être les vecteurs et les instruments privilégiés des stratégies de dé­veloppement économique ont été plutôt des facteurs d’aggra­vation de la crise économique et financière de la Nation. Au total, ce sont quatre textes de loi que le Gouvernement se pro­pose d’examiner au cours de son conseil des ministres extra­ordinaire avant leur transmission au Parlement pour adoption.

Transformer les entre­prises congolaises

Il s’agit d’une option sou­tenue par une partie de la popu­lation congolaise car elle va fa­ciliter à bref délai le désengage­ment de l’Etat de ses entrepri­ses du secteur marchand. A tra­vers cette réforme, les entrepri­ses peuvent soit être transfor­mées en sociétés commercia­les, en établissements publics, soit cédées à titre onéreux totalement partiellement, ou encore dissoutes et liquidées dans la mesure où elles sont en faillite de fait.

Se désengager au pro­fit du secteur privé

Le gouvernement de la Rdc a établi un programme gé­néral de redressement et de développement de l’économie dont le rôle moteur est assuré par le secteur prive. Dans le secteur des entreprises publi­ques par exemple, l’option de libéralisation de l’économie et l’insuffisance de ressources ont amené l’Etat à revoir son rôle dans le secteur productif en vue de lui permettre de se consa­crer davantage à ses missions traditionnelles, de régulation notamment.

C’est ce qui a pousse le gouvernement à opter pour une stratégie de désengagement et à décider tout en étant éclairée par des études pertinentes. C’est une stratégie qui est ba­sée sur un partenariat avec le secteur privé, ce qui permettra à la fois d’améliorer la gestion des services d’intérêt général sous la responsabilité d’un opé­rateur privé et d’apporter des capitaux privés dans un projet public en ne consacrant les fonds publics qu’à des dépen­ses prioritaires.

Un cadre juridique pro­pre applicable aux établisse­ments publics

Par la nouvelle réforme du Portefeuille, le Gouvernement propose que soit amendée la loi n°78-002 du 06 janvier 1978 por­tant dispositions générales ap­plicables aux entreprises publi­ques. Pour cause, dans la défi­nition de l’entreprise publique, cette loi inclut tout établisse­ment public quelle que sait sa nature. Or, il est constaté que certains établissements publics ne réalisant pas d’activités lu­cratives, se sont retrouvés as­sujettis aux mêmes contraintes que des structures opérant dans le secteur marchand.

En plus de toutes ces lois, une autre est importante pour l’organisation et la gestion du Portefeuille. Au profit de ces sociétés transformées, un ca­dre institutionnel approprié plus proche du mode privé et sus­ceptible d’imprimer un dyna­misme nouveau à leur gestion, de promouvoir leur rentabilité et de faciliter, le moment venu, le désengagement de l’Etat une fois que sa présence en leur sein n’est plus jugée indispensable.

A ce titre, les sociétés du Portefeuille peuvent prendre lune des formes prévues par la législation congolaise sur les sociétés commerciales et sont régies par celle-ci. Toutefois, les actions, parts sociales et autres titres revenant à l’Etat sont tou­jours nominatifs, dans le but d’en éviter la dissimulation.

Le Congolais a besoin que le service qui lui est fourni sait de bonne qualité et prati­que, voilà l’objectif que s’est assigné le Ministère de Porte­feuille lorsqu’il a confié au Copinep d’organiser un test de recrutement, première étape de la réforme. L’ensemble de tou­tes ces lois doivent être adop­tées par le parlement en vue de leur publication, car la réforme des entreprises constitue un des maillons importants des mesures susceptibles de pro­pulser la croissance économi­que compatible avec les besoins du peuple congolais.

(Th)


Jean-Marie Nkambua/L’Avenir


Last edited: 18/07/2007 16:32:05

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