La grève dans les principales régies ne finira de se faire parler d’elle de si tôt. A part les calculs savants faits dans des bureaux huppés pour évaluer l’ampleur du désastre vers lequel ces entreprises de l’Etat tendent à pousser leur employeur au suicide, le commun des mortels s’aperçoit lui dune réalité effrayante.
A Kasumbalesa à la frontière entre la province du Katanga et la Zambie, par exemple une longue colonne de véhicules est immobilisée à ce poste.
C’est un convoi occasionnel de « plus d’une centaine de véhicules » constituer essentiellement « des camions appartenant à différentes compagnies étrangères » affirme radio Okapi. Ces véhicules partis de Likasi et de Kolwezi vers ce poste frontalier, transportent des concentrés du cuivre à destination de la Tanzanie et l’Afrique du Sud, précise à source.
A quelque millier de Kilo-mètres de là, à Bukavu dans la province du Sud-Kivu, c’est la rareté des produits qui ne tardera pas à se faire sentir dans cette ville, révèle la source. Celle-ci plaide en disant que c’est un cri d’alarme que lancent des opérateurs économiques touches de plein fouet par cette grève dans les régies financières.
Depuis une semaine, des camions pleins de marchandises sont bloqués à la frontière, dit la source. En plus d’un manque à gagner certain qu’enregistre le trésor public présentement, suite à ce mouvement de grève dans ces entreprises, les contrées qui dépendent de l’extérieur dans leurs approvisionnements en certains biens de première nécessité ressentiront durement les effets de cette grève.
C’est le cas de cette partie du pays plus tournée vers l’extérieur que leur capitale Kinshasa qui est assez loin et d’accès difficile faute des moyens de communication moins coûteux. La grande partie de l’Est de la République démocratique du Congo est dans cette situation. Elle accède facilement aux marches des pays limitrophes où la population se rend parfois à pied ou à vélo, et dans les cas extrêmes à bord des véhicules pour les plus longues distances. Pendant ce temps, le marché kinois situé à plusieurs milliers de kilomètres de cette zone nécessite un transport aérien et fort très coûteux qui n’est pas accessible au grand nombre.
Et de leur côté, les commerçants se détournent justement de cette voie qui par les effets d’entraînement, rendrait aussi leurs marchandises inaccessibles à la clientèle locale, à cause des prix fixes qui seraient aussi cher.
Ces agents en grève, rendent la vie dure aussi bien à leurs compatriotes et même aux étrangers arrives dans ce pays pour procéder à des échanges commerciaux et qui devraient rentrer dans leurs pays respectifs par ces postes où les agents sont en grève.
P.M/L’Avenir
Last edited: 17/07/2007 18:40:53