Présente sur le terrain scientifique, professeur d’université en Belgique, on entend sa voix dans des nombreux colloques, en Europe et en Afrique. Elle continue à nous transporter dans un monde teinté de poésie et de référents culturels du monde noir. Elle reste, décidément, une voix incontournable.
Il suffit de se placer dans les années 1970, époque à laquelle, en Rd-Congo, les conditions étaient réunies pour le regroupement des écrivains au sein des associations littéraires ou autour des expositions du livre et de l’édition. On retrouve cette vitalité par l’existence des maisons d’édition, à l’instar de Lettres congolaises ou des éditions du Mont Noir créées par une union des poètes universitaires. La richesse et la qualité de ses textes se retrouvent dans les revues Culture et Authenticité, DOMBI ou l’Écrivain africain pour ne citer que quelques titres. Ils étaient le miroir d’une littérature congolaise adaptée aux réalités du pays, sur fond d’un style dont la construction était rigoureuse, mesurée et nette.
Les auteurs privilégiaient l’expression sur le message quand ce n’était pas le parcours d’une lecture non hermétique, populaire et accessible au plus grand nombre. Dans cette ambiance de création, les écrivains congolais avaient tenté de définir deux tendances littéraires essentielles à leur création. D’un côté le purisme qui répertoriait des auteurs formés à l’université, à l’inspiration puisée dans le courant classique de l’individualisme européen et capables de maîtriser la langue de Victor Hugo. De l’autre, le concrétisme qui s’appuyait sur les valeurs traditionnelles africaines. Il y avait cette nécessité de marquer une nouvelle voie d’expression, comprise entre le purisme et le concrétisme, entre la poésie classique traditionnelle et le courant négro-africain.
La force de Clémentine Nzuji Madiya résidait dans cette capacité d’allier les deux courants. Non seulement au niveau de l’écriture littéraire (plusieurs recueils de poèmes, de contes et de nouvelles) et de la réflexion (une série d’articles de vulgarisation sur des sujets aussi divers que la poétique, la linguistique et l’anthropologie) mais également sur le terrain de la recherche. On doit à cette femme d’exception la création du Centre des langues, littératures et traditions d’Afrique au service du développement, en sigle Ciltade où elle poursuit des travaux sur la linguistique bantou et les symboles africains.
Présente sur le terrain scientifique, professeur d’université en Belgique, on entend sa voix dans des nombreux colloques, en Europe et en Afrique. Elle continue à nous transporter dans un monde teinté de poésie et de référents culturels du monde noir. Elle reste, décidément, une voix incontournable.
Livres -Murmures Kinshasa : Lettres Congolaises, 1968. (15p.) Poésie. Ce texte est considéré comme un des tous premiers écrits publiés par une Africaine en français. Il a valu le premier Prix littéraire Senghor à son auteur. –Kasalà Kinshasa : Editions Mandore, 1969. (54p.) Poésie. -Le Temps des amants Kinshasa : Editions Mandore, 1969. (43p.) Poésie. -Lianes Kinshasa : Editions du Mont noir 1971. (Série Jeune littérature no 4) (31p). Poésie. -Lenga et autres contes d’inspiration traditionnelle Lubumbashi : Editions Saint-Paul Afrique, 1976. (80p.) Contes. -Gestes interrompus Lubumbashi : Editions Mandore, 1976. (49p.) Poésie. -Cité de l’abondance. Inédit. Prix unique au Concours annuel 1986 de l’Académie royale des Sciences d’Outre-mer, Bruxelles. Nouvelle -’Frisson de la mémoire’ in Cluzeau Fiancée à vendre et treize autres nouvelles. Saint-Maur: SEPIA, 1993 (pp.203-229). Nouvelle.
Livres - Murmures Kinshasa : Lettres Congolaises, 1968. (15p.) Poésie. Ce texte est considéré comme un des tous premiers écrits publiés par une Africaine en français. Il a valu le premier Prix littéraire Senghor à son auteur. - Kasalà Kinshasa : Editions Mandore, 1969. (54p.) Poésie. - Le Temps des amants Kinshasa : Editions Mandore, 1969. (43p.) Poésie. - Lianes Kinshasa : Editions du Mont noir 1971. (Série Jeune littérature no 4) (31p). Poésie. - Lenga et autres contes d’inspiration traditionnelle Lubumbashi : Editions Saint-Paul Afrique, 1976. (80p.) Contes. - Gestes interrompus Lubumbashi : Editions Mandore, 1976. (49p.) Poésie. - Cité de l’abondance. Inédit. Prix unique au Concours annuel 1986 de l’Académie royale des Sciences d’Outre-mer, Bruxelles. Nouvelle -’Frisson de la mémoire’ in Cluzeau Fiancée à vendre et treize autres nouvelles. Saint-Maur: SEPIA, 1993 (pp.203-229). Nouvelle.
Ouvrages sur Clementine Nzuji - Professeur de linguistique à l’Université de Louvain, Clémentine Madiya Nzuji est l’auteur de «Puissance du sacré». Amina 281 (1993), pp. 50-51. Interview. - Ricard, Alain. «Clémentine Faïk-Nzuji: Liste des publications» in Halen, Pierre et János - Riesz (Eds.). Littératures du Congo-Zaïre: Actes du Colloque international de Bayreuth 1993 Amsterdam: Rodopi, 1995. (pp.235-39) - Ricard, Alain. «Clémentine Faïk-Nzuji:Une configuration zaïroise: poète, linguiste, anthropologue» in Halen, Pierre et János - Riesz (Eds.). Littératures du Congo-Zaïre: Actes du Colloque international de Bayreuth 1993 Amsterdam: Rodopi, 1995. (pp.225-34).
Le Potentiel /Médiatropiques/Congoline.com/M.E.
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