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Bonjour | 02/12/2008 3:01 | English Make DC Home page | RSS feed

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L’opération des destructions des constructions actuellement menée dans la capitale Kinshasa alimente les débats dans le public. La controverse autour de la situation créée fait découvrir la restauration de l’état de droit avec la primauté de la loi, quelle que dure soit-elle. Le gouverneur de la Ville André Kimbuta entreprend l’opération de démolition des constructions anarchiques dans des sites inappropriés. Il y en aurait 130. C’est dire que beaucoup de nos concitoyens concernés sont en train de passer des nuits cauche­mardesque l’idée que leurs maisons seront prochaine­ment détruites.

L’autre jour à bord d’un taxi, deux citoyens s’étaient engagés dans une discussion fort animée autour de ces démolitions entreprises par l’Hôtel de Ville. L’un les a catégoriquement condamnées. Pour lui, le gouvernorat de la Ville de Kinshasa est en train de fouler aux pieds les droits de l’Homme. Car, poursuit-il, toutes ces victimes de démolition brandissent des certificats d’enregistrement en bonne et due forme délivrés par les services cadastraux qui relèvent du ministère des Affaires foncières. Si ces documents seraient maffieux qu’on poursuive les agents qui les ont délivrés en lieu et place de pénaliser de pauvres gens qui ont englouti autant d’argent pour se construire une mai­son ou loge toute sa famille.

L’autre, par contre, se prononce en faveur de ces dé­molitions qui, de prime abord, est l’expression de la restauration de l’autorité de l’Etat longtemps méconnue dans ce pays. Il renchérit en disant que c’est vrai que les agents et fonctionnaires du ministère des Affaires foncières sont des gens cupides jusqu’à la moelle épinière et qu’ils sont condamnables parce qu’ils boutiquent des maisons pour se faire des sous, mais il est vrai qui achètent sont des naïfs.

Il y a des endroits où il est de notoriété  publique qu’à petit pas y construire de peur de tomber sous des mesures de démolition. En dépit de ces observa­tions toute fondées, on s’acharne à construire en vers et contre tout. Ceux qui sont plus pédants ne s’empêchent pas de lancer à qui veut lui faire des remarques un refrain devenu courant lors de la 2è République Yo motu okobongisa mboka yango ?(traduisez est-ce que c’est toi qui vas arranger ce pays ?)

Et puis le premier protagoniste reprend en disant qu’on ne détruit que les sites où les pauvres ou mieux les gens noms nantis ont construit alors lorsqu’on laisse chez las nantis qui ont une parcelle de pouvoir dans le pays. L’autre reprend en le contredisant en ces termes: “Mais, ce n’est pas vrai ce que tu dis là vas voir le genre des maisons qui sont tombées au site « Tembe na tembe » et tu vas écar­quiller les yeux; et même celles qui sont tombées au site Inga à Bandalungwa ne sont pas des moindres.

Et tu verras aussi que les belles villas qui sont situées sur le site à côté de la voix du Peuple subiront le même sort car certain là appartient à l’Institut facultaire des Sciences de l’infor­mation et de la Communication, en sigle Ifasic. Et ce, en dépit du fait que beaucoup d’autorités de tous les horizons (ministres, généraux, hauts magistrats,) y ont construit. Beaucoup avaient hésité, mais lorsqu’ils ont vu et constaté le laxisme de la hiérarchie, ils ont suivi le mouvement gé­néral ».

Le premier reprend: “Jamais, ce site ne sera détruit car une  forte pression est en train  d’être exercé en haut lieu pour qu’on passe outre “. Le deuxième contre-attaque en faisant comprendre à l’autre que nul n’est au-dessus de la loi. Tout le monde, du président de la République jus­qu’au derniers des huissiers,  est égal devant la loi. Et il en a profité pour raconter à son interlocuteur une anec­dote : Lors de la destruction du site Socopao, les habi­tants étaient sûrs qu’ils seraient épargnés parce qu’un gé­néral (on tait son nom) y avait construit. Quand le bulldo­zer est arrivé, la première maison détruite était celle du général avec tous les effets dedans. Cela a donné du frisson et de la chair de poule aux autres qui ont commencé rapidement à faire sortir les biens. C’est vous dire que la loi est dure mais c’est la loi“.

Et ce dernier conclut : “L’Etat est la puissance publi­que qui est au-dessus de tout citoyen quel qu’il soit. Et c’est l’un des attributs d’un Etat de droit”.

(Th)


D.L./L’Avenir


Last edited: 09/07/2007 15:23:38

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