Coup d’état de palais dans l’un des regroupements parlementaires de l’opposition se réclamant de l’aile dure proche de l’opposant radical Etienne Tshisekedi, l’ODR qui change de direction avec l’éviction de Bofassa au profit de Roger Lumbala.
La nouvelle de l’éviction de Charles Bofassa de la présidence de l’Ordre des Démocrates Républicains (ODR) était abondamment commentée dans les couloirs du Palais du Peuple. Selon une source proche de ce groupe parlementaire de l’Assemblée Nationale, la décision de démettre le précité ainsi que son bureau est tombée à l’issue de la réunion de clarification qui a eu lieu à la terrasse de l’hôtel Kadje, à Kasa-Vubu. A l’unanimité, les participants ont jeté leur dévolu sur Roger Lumbala, pour sa succession. Celui-ci sera secondé, dans ses tâches, par le 1èr vice-président Lisanga Bonganga et le 2ème vice-président Alain Mbaya.
Les autres membres du nouveau bureau de l’ODR s’appellent Franck Diongo (rapporteur), Emery Ukundji (rapporteur adjoint), Kembukuswa (questeur). Les griefs ayant précipité le limogeage de Charles Bofassa s’articulent entre autres autour de la gestion opaque du bureau, de l’irrégularité des concertations entre membres de l’assemblée plénière, de l’inexistence d’un siège connu, du manque d’archives (règne de l’oralité).
La goutte d’eau qui a fait déborde le vase, a-t-on laissé entendre, était son absence à la rencontre à l’hôtel Kadje, après qu’il se soit permis de voyager pour Lubumbashi vendredi dernier, sans en informer ses pairs qu’il avait entre-temps conviés à une réunion à présider par lui. Ses hôtes ont dû se disperser, fâchés, après avoir longuement et vainement attendu un président invisible et injoignable.
Les membres de l’ODR, qui se présentent comme des opposants purs et durs, proches de l’opposition non institutionnelle incarnée par Etienne Tshisekedi, attendent de Roger Lumbala une nouvelle impulsion à leur dynamique de sentinelle de la démocratie et de la bonne gouvernance. Dans un groupement politique où se recrutent des enfants terribles tels que Jean-Claude Vuemba, Lisanga Bonganga et Franck Diongo, on lui conseille de bien tenir la barque et surtout d’éviter toute compromission avec les gestionnaires des affaires publiques s’il tient à gérer un mandat apaisé.
(Ern.)Kimp/Le Phare
Last edited: 05/07/2007 15:02:46