A l’issue d’une journée de réflexion, l’Organisation Non Gouvernementale REEJER a interpellé la police nationale sur les maltraitances sur enfants sans famille et sans domicile dont elle est accusée et invite les autorités policières à ne plus entretenir l’impunité en sein de leurs services.
En marge de la journée internationale de l’enfant, l’Organisation non gouvernementale REEJER a organisé une journée de réflexion à laquelle a participé la police nationale, le ministère de l’intérieur, la société civile, la MONUC,etc.
Durant ces assises les participants ont invités à réfléchir sur l’ampleur du problème de maltraitance des enfants sans famille et sans domicile, communément appelé « enfants de la rue ». En guise d’illustration du problème une projection du documentaire « Enfant bouc émissaire » et les témoignages poignant des enfants de la rue victime des exactions policières. Pour ce qui est du documentaire, celui-ci relate les réalités que vivent les enfants de la rue et parle de la stigmatisation des enfants en situation difficile par leur famille respective et par la société.
Des cas de viol collectif, de torture et d’extorsion ont été dénoncés par les quelques enfants de la rue assistés par ORPER/international. Au regard des accusations qui fusent de partout concernant les exactions de la police, cette dernière reste à désirer. Le coordonnateur national du REEJER, Remy MAFU a saisi cette opportunité pour inviter la police nationale à plus de discipline et à abolir l’impunité qui règne en maître au sein de leurs services, et qui encourage les bourreaux à continuer leurs exactions sur les enfants.
Un débat ouvert à permit aux participant à donner des pistes de solutions pour une reforme objective de la police nationale congolaise qui donne l’impression pour certain d’être devenu un dépotoir où tout les inciviques désireux de s’enrôler peuvent devenir agents de l’ordre publique.
En réponse, le représentant de l’inspecteur provincial de la police qui a suivi les doléances des intervenants, a promis de faire rapport à la hiérarchie pour que celle-ci étudie les paramètres d’une reforme objective de la police, voir même pour initier la création d’une brigade spécialisée dans la protection des enfants.
La représentante de la section protection de l’enfants au sein de la Mission onusienne en RDC, qui a aussi participé à cette journée de réflexion, a mentionné que la Monuc s’étant engagé à s’impliquer dans la formation de la police nationale congolaise tiendra en compte les doléances évoquées durant ces assises.
Débutée par les chants d’espoir des quelques enfants de la rue présent pour la circonstance, cette journée de réflexion s’est achevée par le mot de circonstance du colonel KABENGELE, représentant du ministère de l’intérieur.
Chrys MUZINGU/MMC
Last edited: 04/07/2007 18:46:09