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La conquête des postes de gestion dans les entreprises publiques s’est effectuée sur tous les fronts et non plus seulement dans le cadre prévu du Copirep, ce qui laisse croire que la sélection subira les pressions débordant ce cadre. Depuis la diffusion, par le gouvernement du communiqué faisant état du recrutement des candidats mandataires de l’Etat, les bureaux de la  Copirep situés dans le bâtiment de la Sofide, ne désemplissent plus. Chaque jour, hommes et femmes, jeunes comme vieux désireux de concourir pour un poste dans les entreprises de l’Etat lèchent les vitrines de cet immeuble où sont affichées les conditions requises pour ce faire.

Et nombreux sont ceux qui, ayant réuni tous les documents nécessaires se pressent devant les services de la Copirep pour les déposer à qui de droit. A ce jour, d’aucuns dénombrent près de 450 candidats qui ont déjà déposé leurs dossiers. Et à l’allure où va la situation, le chiffre pourrait atteindre facilement 500. Personne ne veut rater l’occasion tant rêvée d’occuper un poste de responsabilité dans une entreprise publique.

Le train de vie que mènent ceux qui terminent présentement leurs mandats à la tête des mêmes entreprises a aiguisé l’appétit. Ainsi, qualification ou pas, tout le monde veut tenter sa chance. On ne sait jamais, se console-t-on, une occasion peut toujours se présenter quelque part, même dans une entreprise qualifiée de canard boiteux.

La guerre au couteau

Pendant que les autres déposent leurs dossiers à la Copirep, les politiciens, eux, se livrent à une guerre  sans merci au sein de leurs états-majors. Cette guerre, apprend-on, aurait pris des proportions insoupçonnées au sein de l’Alliance de la majorité présidentielle, (Amp). Les observateurs s’y attendaient. En effet, on savait qu’en abandonnant leurs anciennes plates-formes pour aller grossir les rangs de l’Amp, les leaders de partis politiques visaient des postes dans les nouvelles institutions républicaines.

Cela n’est que normal, nous dira-t-on. On forme un parti politique pour conquérir et exercer le pouvoir, soutient-on généralement. On se souvient des bagarres enregistrées dans les formations politiques membres de cette alliance pour obtenir des désignations à des postes soit au gouvernement, soit dans d’autres institutions. Le Premier ministre a eu tout le mal du monde pour mettre son équipe ministérielle en place tant tous les politiciens, du moins les chefs de formations politiques, tenaient à y entrer.

C’est la mort dans l’âme qu’ils ont assisté à l’investiture du gouvernement par l’Assemblée nationale où ils siègent en qualité de députés. Et où ils ont dû voter en faveur de Gizenga et de son équipe pour ne pas s’attiré les sanctions au sein de l’Amp.

Depuis lors, ils ne veulent plus se contenter de siéger à l’hémicycle du Palais de la nation. Députés et sénateurs aussi bien de la majorité que de l’opposition ont les yeux tournés vers les entreprises de l’Etat qu’ils ambitionnent de diriger. Le coordonnateur de cette méga plate-forme, André Philippe Futa ne ferme plus les yeux. Il est constamment réveillé par des appels de ses membres qui désirent obtenir son appui pour la désignation en qualité de mandataire dans une entreprise du Portefeuille de l’Etat. Au niveau de l’Amp, des pressions sont très fortes pour un partage équitable et équilibré des postes. Au point que le PPRD a été contraint de renoncer à aligner ses candidats dans les entreprises publiques. D’autres membres de l’Amp estiment que ce parti est suffisamment servi au regard des postes qu’occupent présentement ses dirigeants.

L’on rapporte même que nombre de leaders politiques menaceraient de quitter cette alliance au cas où leurs préoccupations ne seraient pas prises en compte vrai ou faux, toujours est-il que la gestion des ambitions dans cette plate-forme politique aurait fait beaucoup de mécontents. La grogne serait à son comble. Après le gouvernement, ceux qui n’ont pu être casés quelque part espéraient être désignés, le moment venu, à la tête des entreprises publiques.

Décidément, personne ne veut rester au Parlement où l’on ne travaille que pendant les sessions. C’est ainsi que nuit et jour, on les voit passer d’un salon à l’autre, murmurant tout ce qui leur passe par la tête autour de cette affaire des entreprises publiques où le gouvernement veut placer des mandataires au terme d’un concours à organiser par la Copirep.

Les mécontents vont jusqu’à déclarer, dans leur excès de colère, que pour accéder au bureau définitif de l’Assemblée nationale, aucun concours n’avait été organisé en vue de retenir les députés présentant un bon profil. Tous les choix ont été faits dans la plateforme. Il en est de même pour le Sénat. Pourquoi doit-il en être autrement pour les entreprises publiques ? Evidemment, dans la direction de la plateforme, personne ne veut les entendre de cette oreille.

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Last edited: 04/07/2007 18:23:17

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