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Dans le chapitre du bilan de l’année scolaire qui vient de se terminer, l’inspecteur général à l’EPSP, Prospère Gay, a fait savoir que l’année scolaire 2006 - 2007 s’est effectivement clôturée au bon moment. L’inspecteur général à l’EPSP, Prospère Lutul Gay, n’est pas une figure à présenter dans les milieux de l’enseignement primaire, secondaire et professionnelle où il a gravi tous les échelons avant de se voir hisser au perchoir de l’inspection générale. Pour en savoir un peu plus sur les questions d’actualités en rapport avec le secteur de l’éducation, DigitalCongo.net s’est entretenu à bâton rompu avec ce haut fonctionnaire de l’Etat dont l’expertise en matière de l’éducation est probante. Ci-dessous, la quintessence de cet échange.

L’Informatisation de l’examen d’Etat : une nécessité

S’agissant de l’informatisation de l’Examen d’Etat, un sujet qui préoccupe au plus haut point le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, l’IG Lutul Gay a estimé qu’il faudra qu’on arrive à informatiser la correction pour plusieurs raisons.

 D’abord, cela permet la rapidité de la publication des résultats et, ensuite l’informatisation va aider l’Etat à ne pas débourser des fonds importants pour cette opération de correction. C’est donc un souhait. « Nous voulons commencer mais il faudra qu’on y arrive. Si cela se fait sous d’autres cieux, pourquoi pas chez nous, a-t-il laissé entendre.

Dans le chapitre du bilan de l’année scolaire qui vient de se terminer, il a fait savoir que l’année scolaire 2006-2007 s’est effectivement clôturée au bon moment. Mais il y a eu la sous-qualification dans notre enseignement. L’Inspecteur général a soutenu que si l’enseignant est compétent et suivi de près, l’élève aussi sera compétent. Il a profité de l’occasion pour décrier l’incompétence accrue constatée dans le chef de nos préfets des études, nos directeurs d’écoles et de nos enseignants.

« Imaginez-vous que quelqu’un qui a terminé à l’INA puisse donner le cours de français ou que quelqu’un qui n’a pas la matière, qui a fait la philosophie, par exemple, donne le cours de pédagogie. C’est ce que, pourtant, l’on remarque dans nos écoles. Si nous voulons que ce pays décolle, nous devons avoir le courage de dire la vérité car certaines universités privées ne  sont pas bien contrôlées par l’Etat et quand la formation est tronquée, elle produit des gens qui ne sont pas de grande valeur alors que ce sont ceux-là qui se retrouvent dans l’enseignement. », a-t-il constaté.

Voilà pourquoi, le secteur de l’enseignement connaît le problème de la sous-qualification. Or, si la jeunesse n’est pas bien préparée, l’avenir du pays est compromis. Selon lui, il faudra faire de sorte que les écoles soi-disant privées agréées soient fermées pour éviter les abus que nous constatons pour préserver la jeunesse de notre pays qui doit être bien préparée. Sur ce, il propose au ministre ayant en charge l’éducation, de redynamiser le secteur de l’enseignement de notre pays. « Il faudra doter au rayon des inspecteurs des moyens pour un contrôle suivi et assidu de nos enseignants, je préfère qu’on aie moins d’écoles avec des enseignants compétents plutôt que d’avoir plusieurs écoles avec des enseignants incompétents », a-t-il estimé.

En ce qui concerne la session de l’examen d’Etat de cette année, son grand mérite, selon M. Lutul Gay, est que « nous avons pu ramener la session du mois de juillet au mois de juin, chose qui permettra à tout le monde (enseignants et élèves) de bien passer les vacances ».

Deuxièmement, a-t-il indiqué, des stratégies ont été prises pour lutter contre la fraude. « Car, si cette évaluation qu’est l’examen d’Etat n’est pas objective et biaisée à cause de la fraude, le test des connaissances est compromis avec ce que cela implique comme conséquence ».

Quant à la publication des résultats, cela sera fait le plus tôt que possible, de manière à ce que tous les élèves  commencent ensemble dès la rentrée scolaire prochaine.

La faible participation des filles à cette épreuve nationale a aussi été abordée au cours de cet entretien. A ce propos, l’Inspecteur général Prospère Lutul Gay estime « que depuis la campagne de l’Unicef qui lutte contre la non-scolarisation des filles dans notre pays, le nombre de filles ne fait que s’accroître petit à petit depuis plus de deux ans, un accroissement de 30% . Il a affirmé que le ministre Maker F. Mwangu tient à l’émergence de la fille. «  Nous sommes entrain de mener des campagnes à travers des séminaires que nous avons organisé avec tous les opérateurs pédagogiques pour que les filles ne restent plus à la maison », a-t-il dit.

L’Ig Lutul Gay a profité de cette occasion pour remercier le Chef de l’Etat d’avoir retenu l’éducation parmi les cinq chantiers. Il est convaincu que ce pays va décoller en terme d’éducation et de l’enseignement et que la plupart des pays comme la Chine, le Japon, les Etats-Unis sont partis de l’éducation pour arriver à émerger.

En ce qui concerne la gratuité de l’enseignement primaire, il a précisé que c’est un processus, c’est l’idéal à atteindre et, on doit normalement y arriver pour éviter la déperdition que nous connaissons au niveau de l’enseignement, du fait que les parents n’ont pas d’argent.

Il a souligné, cependant, que la gratuité se fera au niveau des frais scolaires. Il faudra, également, extirper certains frais dits de complaisance, à savoir les frais de transport, le frais de motivation et les frais divers de manière à alléger les parents. Dans cette perspective, le ministre de l’EPSP, Maker Mwangu, publiera d’ici-là une liste des frais.

Au sujet des lauréats finalistes qui se plaignent de ne pas être entrés en possession de leur diplôme, l’Ig rappelle qu’il y a un mois passé, le ministre Maker a lancé officiellement cette opération de remise gratuite des diplômes des années 2003, 2004, 2005, 2006.

Aska/MMC

Last edited: 04/07/2007 18:05:08

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