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Plusieurs groupes de renom accusent désormais une certaine léthargie pour entreprendre des tournées dans l’Union européenne, de peur d’être rattrapés par les artistes congolais pour ne pas verser dans les affaires de trafic d’êtres humains. La mise en place d’une industrie musicale moderne paraît plus opportune pour le développement de la Rd Congo sur le plan culturel et l’éclosion de ces artistes musiciens. C’est le plus cher souhait des artistes musiciens congolais qui continuent à déplorer cette carence des outils de travail adéquats pour la réalisation de leurs albums sur le plan local.

Pour la petite histoire, l’es­sor de la musique congolaise, par­ticulièrement à travers l’Afrique a été favorisé, non seulement par les talents exceptionnels de ses mu­siciens, mais aussi par le passé, et par la présence d’une industrie discographique significative. Les usines spécialisées dans la fabri­cation des disques, la Maison zaïroise des disques (Mazadis) et plus tard, l’Industrie zaïroise de sonorisation (Izason), avec une moindre production, ont permis aux maisons d’éditions de lancer des produits locaux sur le marché, dans un moindre frais et dans un temps relativement court.

La disparition de ces usines de productions musicales a encouragé cette fuite en avant vers l’extérieur des musiciens congo­lais. Dans un temps, Brazzaville, Nairobi et Paris, ces capitales sont venues à la rescousse de la musique congolaise. Voilà plus d’une dizaine d’années, la voie plausible pour l’épanouissement des artistes musiciens congolais est restée la même, l’extérieur. Cette musique congolaise appré­ciée de par le monde converge sur l’axe Kinshasa-Paris-Bruxelles. Où les artistes soucieux de présen­ter au public des oeuvres de haute facture, Ils vont enregistrer en Europe dans les studios profes­sionnels après une programmation à Kinshasa.

“Coupé décalé”, un contre poids nécessaire

De nos jours, ces axes pour l’émergence de la musique congolaise moderne sont passés en Veilleuse à la suite des affaires Ngulu (ndlr: trafic des êtres hu­mains). La sortie des orchestres congolais est devenue un parcours de combattant auprès des chan­celleries des pays européens, approuvent les artistes musiciens. Les contrôles de document sont devenus rigoureux, exceptés dans les cas de certains groupes exemptés de toutes suspicions.

Plusieurs groupes de renon accusent désormais une certaine léthargie pour entreprendre de tournées dans l’union européenne, de peur d’être rattrapés par les services de police pour raison d’en­quête.

Le spectre des affaires Ngulu a court-circuité l’industrie musicale jusqu’à ce jour où planent encore certaines suspicions au niveau de chancelleries sur la bonne foi des artistes congolais pour ne pas verser dans les affaires de trafic des êtres humains. Par ce fait, plusieurs groupes congolais ont changé carrément de cap pour s’engager dans les tournées afri­caines.

Panique ou stratégie dans le planning de chaque groupe, en tous cas, les mélomanes interro­gés par Uhuru apportent une autre lecture des faits. Les séances d’enregistrement des albums et autres tournées internationales pour certains groupes s’intensifient plus dans les villes africaines pour­vues de technologies à même de satisfaire leurs attentes, dans l’édition et la production de leurs oeuvres.

Parmi ces capitales africai­nes en première ligne Brazzaville, Luanda, Kamfumfu, Jobourg où les groupes congolais se bousculent pour se produire ou parfaire leurs tubes après une programma­tion à Kinshasa. Dans ce lot de villes, l’axe Kinshasa-Brazzaville constitue une aubaine particuliè­rement pour la Société congolaise de Production, dirigée par le Gé­néral Nobert Dabira. Une autre voie s’ouvre petit à petit vers le Sud du Continent africain, Jo’bourg constitue désormais un axe im­portant pour la production de la musique congolaise.

Les axes Kinshasa-Paris. Kinshasa-Bruxel­les sont devenus hypothétiques pour l’épanouissement de groupes congolais, particulièrement pour ceux moins connus. Non seulement pour le spec­tre d’une quelconque interpellation et autres tracasseries liées à la vérification de documents, mais également par l’enthousiasme que le public coloré réserve désormais à la tendance actuelle des ryth­mes “Coupé décalé”. Ce genre de musique qui cartonne dans l’ouest de l’Afrique range de bases de la rumba congolaise. On voit depuis peu du Magie Système partout a lancé un mélomane afri­cain pour parler du “Coupé décalé “.

Les derniers qui ont pu enregis­trer en Europe, ont amorcé de tournées promotionnelles en Afrique, contrairement aux veilles pra­tiques, qui consistaient à entre­prendre quelques productions au niveau des diasporas congolaises à travers l’Europe. Sur le plan du crédit, ces arrestations spectaculaires des musiciens congolais qui ont ali­menté dans un passé proche la presse en général n’augurent pas une issue heureuse sur la probité de musiciens congolais.

Les ex­patriés deviennent perplexes à produire des groupes congolais, de peur de réaliser une fausse af­faire, du genre, concert avorté suite à une interpellation. De ce lot de musiciens, ceux de la mu­sique dite chrétienne ont pris aussi goût à ce trafic. On rapporte même que certains musiciens partis en Europe en concert tour­nent les pouces de peur d’êtres rattrapés, ils s’illustrent plus en maquisard à l’attente d’une oppor­tunité.

St Hervé M’Buy/Uhuru

Last edited: 28/06/2007 17:02:27

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