« Nous avons discuté d’abord du problème de sécurité qui prévaut à l’Est du pays, principalement au Nord et au Sud-Kivu ainsi qu’en province Orientale », a déclaré Léon kengo wa Dondo, président du Sénat.

Les questions sécuritaires, humanitaires et diplomatiques dans la partie - Est de la République Démocratique du Congo ont été examinées lors de la séance de travail que le président du Sénat, Léon Kengo Wa Dondo, a eue mercredi après-midi au Palais du peuple à Kinshasa avec la délégation du Conseil de sécurité en visite dans ce pays.
« Nous avons discuté d’abord du problème de sécurité qui prévaut à l’Est du pays, principalement au Nord et au Sud-Kivu ainsi qu’en province Orientale », a déclaré Léon Kengo Wa Dondo, estimant que ce problème doit trouver sa solution par la voie politique, diplomatique ou par la force des armes.
Concernant le problème humanitaire qui se pose avec acuité à l’Est, le président de la chambre haute du Parlement congolais a indiqué que les membres du Conseil de sécurité ont été sensibilisés sur cette question. Les deux parties ont également abordé les problèmes de relations diplomatiques avec les pays limitrophes à l’Est de la RDC. « Peut-être que par voie diplomatique, a ajouté M. Léon Kengo, nous arriverons à régler le problème pour nos quatre pays ».
S’agissant des problèmes de l’armée en rapport notamment avec la question liée au « mixage » et au brassage, les membres du Sénat ont examiné avec leurs hôtes la manière de voir comment arriver à constituer une armée réellement républicaine, a relevé le président du Sénat.
Satisfaction du Conseil de sécurité pour le travail de la MONUC
La délégation du Conseil de sécurité de l’ONU a exprimé mercredi, à la fin de sa visite de deux jours en République Démocratique du Congo, sa satisfaction pour le travail accompli par la Mission de l’ONU au Congo (MONUC) avec la pacification du pays, l’organisation des élections et la mise en place des institutions issues des urnes.
La délégation qui a eu des entretiens avec le Chef de l’Etat Joseph Kabila, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ainsi qu’avec plusieurs membres du gouvernement, a fait avec ses interlocuteurs un vaste tour d’horizon notamment sur la situation d’insécurité prévalant aux Kivu, sur la réforme du secteur de la sécurité, des questions des droits de l’homme ainsi que sur des questions régionales.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a relevé que le gouvernement mis en place il y a trois mois est déterminé à démarrer les 5 chantiers décrétés par le Président de la République, tout en comprenant l’impatience de la population qui tient à obtenir « vite » les dividendes du processus électoral et la fin des armées de guerre et de conflits armés.
Pour le chef de la délégation, l’ambassadeur de France Jean-Marc de la Sablière, cela exige le partenariat et la solidarité de la communauté internationale qui recherche la meilleure façon de bien aider la RDC. Le Conseil de sécurité, a dit le diplomate français, confirme son engagement de maintenir la MONUC avec un nouveau mandat.
Instabilité dans le Kivu : une vraie inquiétude
L’instabilité dans le Kivu constitue une vraie inquiétude pour l’ONU : il faut régler en profondeur les problèmes de l’Est de la RDC, a instruit le chef de la délégation du Conseil de sécurité.
Pour Jean-Marc de la Sablière, la coopération avec le Rwanda est « essentielle ». Il faut donner une priorité à la recherche d’une solution diplomatique et politique. La communauté internationale est prête à aider la République Démocratique du Congo dans les stratégies à adopter.
Brassage et non mixage
Pour le chef de la mission onusienne, le brassage de l’armée est une solution, une option et le mixage n’en est pas une, avant de dire que des progrès avaient été accomplis au sujet d’une police professionnalisée.
Cependant, il faut consolider l’intégration des FARDC, leur donner les moyens dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité. La communauté internationale doit aider les autorités congolaises à déterminer le type de l’armée souhaitée, aider la RDC pour la question de la justice militaire, dans la mesure où certains éléments des FARDC commettent des exactions. Ce qui n’est pas acceptable.
ACP
Last edited: 21/06/2007 12:39:22