« Nous Africains, nous étions nourris d’un enthousiasme exubérant depuis qu’avec le célèbre « Charlot », le cinéma est venu à notre rencontre », a dit le ministre de la Culture et des Arts.
C’est depuis mardi 12 juin 2007 que le festival du film européen a débuté à Kinshasa au grand bonheur des cinéphiles. Au total, pas moins de 14 films sont présentés dans l’édition 2007 de ce festival qui est une initiative de l’Union européenne. Deux sites ont été sélectionnés par les organisateurs pour la projection des films européens. Il s’agit de la halle de la Gombe (centre culturel français) et le centre culturel congolais, le Zoo.
Durant une quinzaine de jours, les cinéphiles déclenchent les différentes richesses artistiques contenues dans le drame, la comédie, l’animation et le théâtre d’ombre. Le ministre de la Culture, M.Marcel Malenso qui a ouvert officiellement le festival du film européen, a indiqué dans son mot de circonstance que « cet événement culturel entre dans le cadre. de la mondialisation ». « Cette diversité si riche qui vient pénétrer une fois de plus le coeur de l’Afrique, notre pays ne manquera certes pas à renchérir sur ce grand rendez-vous du donner et du recevoir, dans une mondialisation » dixit Marcel Malenso.
Le sens du festival du film européen
Abordant dans le même sens que le ministre de la Culture, l’ambassadeur de Belgique Johan Swinnen a fait savoir que l’initiative du festival du film européen cadre avec la dynamique de la mondialisation culturelle. Le ministre de la Culture est revenu sur l’exubérance du cinéma autrefois en RDC. « Pour nous africains, nous étions nourris d’un enthousiasme exubérant depuis qu’avec le célèbre « Charot », le cinéma est venu à notre rencontre » fait remarquer Marcel Malenso en dépit du fait que pense-t-il on assiste à la disparition lente du cinéma et des salles de cinéma.
Le festival du film européen édition 2007 est une manière pour l’Union européenne de montrer la richesse culturelle européenne, soit la diversité culturelle européenne, a fait savoir Johan Swinnen. C’est ainsi que, déclare-t-il, l’Union européenne a tenu à la partager avec les congolais. Il ne s’agira pas tout simplement de partager la diversité culturelle à travers la projection des films européens en RDC mais plutôt à en croire l’ambassadeur de la Belgique, partager la diversité culturelle à travers la projection des films européens en RDC mais plutôt à en croire l’ambassadeur de la Belgique, partager avec les pays ACP (Afrique Caraïbe pacifique) des ambitions des productions cinématographiques et autres expressions audiovisuelles ».
« Zulu love letter » premier film à être présenter »
Après la cérémonie d’ouverture du festival, les cinéphiles étaient conviés à suivre le premier film intitulé : « Zulu love letter », un film sud africain qui a été financé par l’Union européenne. Ce film réalisé par Ramadan Suleman en 2005 dure une heure 45 minutes. A Johannesburg, deux ans après les premières élections démocratiques, Thandeka, une journaliste noire vit dans la hantise du passé de son pays au point de ne plus parvenir à travailler et d’aller d’échec en échec dans ses relations avec Mangi, sa fille sourde et muette.
Jusqu’au jour où une vieille femme, Me’Tau se présente au journal. Dix ans plutôt, Thandeka a été témoin de l’assassinat de sa fille Dinéo par une équipe de la police secrète. Me’Tau veut que Thandeka l’aide à retrouver les coupables et à leur faire avouer où le corps fut enseveli, afin que les restes de Dinéo puissent être enterrés conformément à la tradition.
Ce que les deux femmes ignorent, c’est que les trois assassins rodent autour d’elles. Ce que ne peut pas savoir Me’Tau, c’est que Thandeka a déjà payé pour cette histoire, pour avoir osé affronter la machine de l’Apartheid.
D’autres films s'ensuivront
Après la projection des films « Zulu love letter », « Soldados de Salamina » et « C’est moi le voleur, les cinéphiles vont se régaler avec un autre film intitulé « Cinéma paradiso », ce vendredi 15 juin 2007 dans la soirée à la halle de la Gombe.
« Cinéma paradiso » est un film français du réalisateur Guiseppe Tomatore qui date du 1989. Sa durée est de deux heures. C’est un film tendre et nostalgique sur les salles du cinéma d’antan, récompensé dans de nombreux festivals.
Dieumerci Mavambi/Forum des As
Last edited: 20/06/2007 17:19:39