Aux côtés de cette volonté de promotionner le théâtre, les femmes artistes ont profité de ce cadre festif pour déclencher une sonnette d’alarme à l’endroit du pouvoir public et d’autres partenaires pour soutenir leur démarche.
“A chaque année, la semaine Internationale du Talent Féminin (SITF) nous révèle de comédiennes imprégnées de nouvelles impulsions, du savoir-faire et du savoir être sur la scène. On sent une certaine évolution dans le travail. On se rend compte combien on peut compter sur l’impression féminine, sur les talents féminins...“, a lâché un spectateur après la projection cinématographique du long métrage Sistahood.
Projection qui a marqué la clôture de ce festival le dimanche dernier à l’Espace Lea Béjarts dans la commune de Bandalungwa. Comme pour dire, la mission a été bien assimilée par les festivaliers et l’enthousiasme par les artistes féminins de produire des oeuvres de qualité a été au rendez-vous dans ce cadre d’expression des talents féminins.
D’entrée de jeu, la carte d’identité de ce festival, a été bien présentée dans un texte de la comédienne Julie Mujinga qui a soutenu que l’objectif de SITF est de donner un coup de pouce à la femme artiste afin qu’elle sorte réellement du ghetto et qu’elle puisse affronter la vaste Société de la création vivante. Pour Julie Mujinga, SITF reste un cadre d’expression et d’échanges artistiques. “J’occasionne des projets de collaboration entre les artistes d’ici et d’ailleurs afin de contribuer efficacement au développement culturel et artistique“.
La troisième édition de SITF a été généreuse comme à l’accoutumée, elle a ouverte ses portes aux femmes artistes venues d’un peu partout de Benin, du Cameroun, de la France, de la République du Congo, de la RD Congo et du Toga. Elles ont accordé leurs violons pour le succès de ce Festival. Ce dynamisme se fait sentir sur scène, par des spectacles et des projections de qualité...
Au delà de l’aspect festif, une session de formation a permis dernièrement aux artistes de se remettre à niveau avec l’apport des techniciens et autres experts de théâtre particulièrement dans le domaine de la régie son et lumière, la mise en scène et écriture dramatique.
La chose culturelle mérite aussi de l’attention
Aux côtés de cette volonté de promotionner le théâtre, les femmes artistes ont profité de ce cadre festif pour déclencher une sonnette d’alarme à l’endroit du pouvoir public et autres partenaires pour soutenir leur démarche dans les aspects financiers, matériel et logistique. Jusque là pour sa survie, SITF se bat de façon professionnelle par des moyens de bord pour rayonner des talents féminins au public.
Cette note triste relance encore le débat sur la démission du Gouvernement de soutenir les initiatives artistiques de ses compatriotes. L’espoir des artistes est de voir un jour le Ministère de la culture et des arts s’impliquer de manière considérable pour le succès du domaine culturel.
Si l’or et le diamant, leurs effets ne descendent pas sur l’assiette du congolais au mains, les richesses culturelles offrent de la bonne humeur aux compatriotes.
Uhuru
Last edited: 19/06/2007 17:25:22