Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 22/11/2008 8:39 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Après la Gécamines mise sous régime spécial de restructuration dans le cadre du projet compétitivité et développement du secteur privé, c’est autour de la Sncc de passer par cette thérapeutique préparer au niveau du Copirep. Le Comité de pilotage de la ré­forme des entreprises publiques (Copirep) a reçu du gouverne­ment la mission de mettre en œuvre un plan cohérent de restructura­tion du portefeuille de l’Etat. Tout récemment, il vient d’initier un processus de recrutement des nouveaux mandataires au sein des entreprises publiques.

Si cette opération touche la plupart des entreprises publiques, certaines à l’instar de la Générale des carrières et des mines (Gécamines) sont soumi­ses à un plan spécial de restruc­turation. Sur cette liste, il y a une entreprise publique et une autre d’économie mixte qui viennent s’ajouter. Il s’agit de la Minière de Bakwanga (Miba) et de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC).

Pour ce dernier cas, le Copirep vient d’initier, par un communiqué diffusé par voie de presse, un processus de recrute­ment d’un consultant chargé de la Stabilisation des activités de la SNCC.

L’assistance technique recherchée pour la stabilisation des activités de la SNCC vise d’un côté, l’amélioration de la gestion de l’ensemble des activi­tés de la SNCC, et de l’autre, la préparation de sa restructuration globale.

La nouvelle équipe devra, indique le Copirep, reformuler complètement la gestion techni­que, financière et commerciale de la société et mettre en place un plan minimal de production qui assurera la survie de la société jusqu’à sa mise en concession.

Pour assurer la réussite de la stabilisation et de la relance, le Copirep pense donc qu’une ana­lyse organisationnelle devrait être faite et des solutions appropriées apportées pour assurer la réus­site de la phase transitoire et créer une base solide pour la fu­ture société.

Dans la définition des stra­tégies de stabilisation, les tâches essentielles du consultant consis­teront à mettre en place une nou­velle équipe de direction générale qui prendrait en main la gestion de la SNCC pendant 24 mois afin de préparer les bases de sa res­tructuration.

La firme de calibre inter­national devra fournir la partie de l’équipe de gestion constituée des experts internationaux appelés à exécuter la mission de stabilisation aux côtés des experts natio­naux.

La mission se déroulera principalement à Lubumbashi et sur les sites d’exploitation de la SNCC. La firme qui sera recru­tée, mobilisera à temps plein pen­dant la durée du contrat une équipe composée de quatre ex­perts : un directeur général, un directeur financier, un directeur d’exploitation et un directeur en charge de l’audit.

La SNCC est, à ce jour, la plus importante entreprise publi­que de transport de surface de la RDC. Elle a toujours été con­sidérée comme l’épine dorsale de l’économie congolaise. Elle est actuellement confrontée à d’énormes difficultés techniques, opérationnelles et financières qui ne lui permettent plus de réaliser valablement ses missions.

La SNCC qui réalisait plus de 2,77 milliards d’unités de tra­fic en 1975, a vu sa production décroître de manière drastique jusqu’à atteindre le creux de 155,47 millions d’unités de trafic (UT) en 1995 pour remonter légèrement et stagner à une moyenne de 500 millions UT par an au cours de ces dix dernières années.

Difficultés actuelles

Entreprise du Portefeuille de l’Etat congolais occupant 14.119 agents répartis dans les secteurs ferroviaires (3.641 Km), fluvial (310 Km bief moyen), la­custre (1.425 Km sur le lac Tan­ganyika et 106 Km sur le lac Kivu) et portuaire (2 ports prin­cipaux) avec des activités an­nexes et connexes, la SNCC est aujourd’hui confrontée à des dif­ficultés de trois ordres.

Sur le plan environnemental, l’état de guerre dans lequel vit le pays depuis août 1998 constitue un facteur très négatif pour les affaires ; le ris­que qui aujourd’hui avoisine les 3% avait pris l’ascenseur pour se stabiliser autour de 6% il y a quelques mois. Les hommes d’affaires nationaux méfiants ont pré­féré observer l’évolution de la si­tuation en imposant un frein à leurs activités. La SNCC qui vend les services a vu dès lors le nombre de ses clients diminuer et son volume d’affaires se dégonfler.­

En plus, l’entreprise reste confrontée à des problèmes financiers de tout genre dus, entre autres, à l’absence de finance­ments extérieurs avec comme corollaire le manque de pièces de rechange et la diminution de l’of­fre de transport, à la baisse de certains trafics (minier Gécamines, Cargo général, etc.) ; au coût élevé de l’exploitation liée à la vétusté de l’outil de pro­duction ; et aux difficultés de re­couvrement pénible de certaines créances.

Sur le plan technique, c’est surtout les difficultés de la voie ferrée qui paralysent tout le mécanisme de fonctionnement, de gestion, de rentabilité et de l’exploitation à cause de multiples faiblesses.

(Yes)

Faustin K./Le Potentiel

Last edited: 16/06/2007 11:39:22

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067