Herpès vaginal, est une maladie qui se transmet de muqueuse à muqueuse, c’est possible qu’une herpe buccale donne lieu à un herpès génital.

De par ses symptômes, ses poussées récurrentes, mais aussi du fait de son extrême contagiosité, l’herpès vaginal est une infection virale qui inquiète beaucoup. Les spécialistes en expliquent les risques de transmission et proposent des précautions à prendre au sein d’un couple. Ils affirment que la maladie se transmet de muqueuse à muqueuse et soutiennent qu’il est possible qu’un herpès buccal donne lieu à un herpès génital.Les spécialistes font savoir que le virus de l’herpès est extrêmement contagieux. Sa contamination se fait par contact direct de muqueuse à muqueuse, à partir de sécrétions contaminées ou par voie uro-génitale.
Le risque de transmission est donc très élevé au sein d’un couple. Ils précisent que le risque de contaminer son partenaire est élevé du fait que l’excrétion virale est maximale lorsque les symptômes de l’herpès se manifestent. Il s’agit des oedèmes, rougeurs, démangeaisons, vésicules, ulcérations très douloureuses, fissures, etc. Toutefois, ils préviennent qu’il faut savoir que le risque de contamination débute 48 heures avant les symptômes.
Enfin, une excrétion virale peut aussi survenir en dehors de tout signe clinique. Les spécialistes ajoutent qu’une poussée d’herpès peut être asymptomatique. C’est le cas de la plupart des primo-infections (50 à 90% des premières crises d’herpès). Et 50 à 90% des contaminations se font lors de ces poussées asymptomatiques. En dehors d’un couple, ils recommandent de ne pas partager les serviettes, les sous-vêtements ainsi que les produits d’hygiène intime ou du visage. « Il suffit d’un contact direct du virus sur les muqueuses ou sur la peau pour être contaminé », affirment-ils.
Un herpès buccal peut donner lieu à un herpès génital
Pour les spécialistes, c’est parfaitement possible qu’un herpès buccal donne lieu à un herpès génital. A ce sujet, ils expliquent qu’il existe deux types de virus. Classiquement, le HSV1 (Herpès simplex virus 1) toucherait la partie supérieure du corps et serait responsable du bouton de fièvre ou herpès buccal, tandis que le HSV2, lui, serait impliqué dans l’herpès génital. Mais, cette distribution n’est plus d’actualité car, aujourd’hui, 15 à 40% des herpès génitaux sont dus au HSV1.
Ils estiment que 70% des adultes sont porteurs du HSV1 et 17% du HSV2 tandis que 60% des porteurs du HSV2 l’ignorent... par méconnaissance ou par erreur de diagnostic.
Précautions au sein d’un couple
Quoique le risque de transmettre le virus à un partenaire soit élevé, les spécialistes précisent que le risque est moins important pour un homme que pour une femme et il est nettement plus important au cours de la première année. « Si votre partenaire n’est pas porteur du virus, le port du préservatif s’impose. Mais, les rapports uro-génitaux restent à risques. Le préservatif doit être systématique pendant les trois premiers mois afin de comptabiliser le nombre de crises herpétiques et d’évaluer le risque de transmission », insistent-ils. Ils estiment que le risque est négligeable en l’absence de crise récurrente pendant ce laps de temps. Ils indiquent, par ailleurs, que le port du préservatif ne sera plus nécessaire qu’au cas où une crise se manifesterait ultérieurement et ce, pendant toute la durée des symptômes et jusqu’à 48 heures après. « Si une crise se manifeste pendant les trois mois de test, un traitement médicamenteux préventif s’impose pendant 6 mois », indiquent-ils en prévenant que la primo-infection doit être absolument évitée pendant la grossesse, car le risque de transmission au fœtus est de 33 à 65%.
Le Potentiel
Last edited: 07/06/2007 16:01:52