Le ministre de la Santé a ouvert récemment les travaux de l’atelier de renforcement des capacités de l’équipe conjointe des Nations unies sur le Vih/sida en Rdc.
Lundi 4 juin, le ministre de la Santé a ouvert les travaux de l’atelier de renforcement des capacités de l’équipe conjointe des Nations unies sur le Vih/Sida en RDC. Cette structure constitue l’un des piliers pour l’harmonisation des efforts en appui à la riposte nationale contre le Sida et pour améliorer l’utilisation des ressources disponibles. Elle exige, pour ce faire, un certain nombre de préalables dont une connaissance approfondie des directives actualisées de lutte, la maîtrise de ses mécanismes de fonctionnement et l’existence d’un programme d’appui conjoint.
Cet atelier qui a lieu pendant trois jours s’inscrit dans le cadre de l’ensemble des mesures adoptées pour renforcer et accélérer le passage à l’échelle de la réponse nationale contre l’épidémie à Vih/Sida. Et ce, avec un accent particulier sur la mise en œuvre des recommandations de la cellule mondiale de réflexion autour d’un certain nombre d’exigences majeures.
Le cadre ainsi défini fait suite aux directives du secrétaire général des Nations unies. Il vient en appui aux efforts du gouvernement congolais, a souligné le coordonnateur résident su système des Nations unies, Ross Mountain dans son mot d’ouverture.
A ce sujet, il a relevé les exigences majeures, à savoir le renforcement du leadership et l’appropriation nationale, l’alignement et l’harmonisation de l’aide, la réforme du système multinational, et le devoir de rendre compte des progrès et de l’utilisation des ressources ainsi qu’une forte implication de la société civile.
Ross Mountain a rappelé que c’est dans cette perspective que l’équipe conjointe a été mise en place en juin 2006 avec comme responsabilité d’aider l’instance nationale de coordination et de la réponse dans la planification, la mise en œuvre et le suivi de la réponse. Elle vise aussi de faciliter et promouvoir l’accès des partenaires aux ressources et aux expertises du système des Nations unies en matière de Vih d’appuyer le système des Nations unies dans la formulation, la mise en œuvre et le suivi d’un programme conjoint des Nations Unies d’appui à la réponse nationale. Elle se propose de renforcer le partenariat international contre l’épidémie. Il a souligné que l’équipe constitue la cheville ouvrière de l’action conjointe du système des Nations unies dans le domaine de la lutte contre le Vih/Sida.
Pour sa part, le coordonnateur du groupe inter-bailleurs de la santé a indiqué qu’il était crucial que tous les partenaires clés dans la lutte contre le Sida s’harmonisent pour arriver à une compréhension commune de l’analyse de l’impact; de la vision stratégique de qui fait quoi, pourquoi parmi les secteurs dans le pays, et finalement du travail sectoriel d’identification des objectifs à atteindre, la planification des actions à mener à travers le système, la mise en œuvre de ces plans, et le suivi/évaluation de cette mise en œuvre. « Mais cette harmonisation peut se réaliser qu’avec une participation active du gouvernement », a-t-il recommandé.
Le ministre de la Santé a, quant à lui, dressé le bilan mitigé de la lutte contre le Sida en RDC en félicitant la tenue de l’atelier. Selon lui, il laisse percevoir un nouvel élan et une démarche rassurante qui permettra aux agences des Nations unies de former un seul corps, de partager une même vision, de disposer d’un programme commun, de poursuivre les mêmes objectifs, d’avoir une bonne division de travail par rapport aux défis à relever.
Raymonde Senga Kossy/Le Potentiel
Last edited: 07/06/2007 16:01:36