Le chef de la Division Afrique Centrale au Fond monétaire international venu s’enquérir de la situation macroéconomique de la RDC, auprès du ministre de budget, a fait part de ces propositions sur les stratégies budgétaires favorables aux problèmes économiques du pays.
Le ministre du Budget, Adolphe Muzito, a eu, hier lundi 28 mai, une séance de travail avec le chef de la Division Afrique centrale au Fonds monétaire international (FMI), Cyrille Briançon. Cette séance de travail rentre dans le cadre des évaluations de la situation macro-économique que le FMI effectue auprès des Etats membres deux fois par an avec pour objectif de connaître leur situation économique et financière.
Au sortir de l’audience, Cyrille Briancon a déclaré que les échanges ont tourné autour de trois sujets principaux, notamment comment assurer et maintenir la croissance économique et la réduction de la pauvreté en RDC à moyen terme. Aussi, les deux personnalités ont échangé les stratégies budgétaires à mettre en place à moyen terme de manière à assurer un bon accompagnement dans l’exécution de la loi budgétaire.
A ce propos, il a été question, pour l’expert du FMI, de s’assurer de la bonne exécution de la loi budgétaire, notamment au cours de cet exercice budgétaire. Les échanges ont ensuite tourné autour du système financier, comment faire pour impliquer le privé dans la croissance de l’économie nationale. Durant son séjour en RDC, Cyrille Briançon va rencontrer des membres du gouvernement, la société civile, le secteur privé et les syndicats.
Ces consultations sont une opportunité de dialogue avec l’ensemble des acteurs de la vie économique nationale. Pour le gouvernement, c’est une occasion de donner des explications aux bailleurs de fonds avec qui il est en programme depuis la reprise de la coopération structurelle en 2001. Les conclusions de ces consultations seront destinées notamment au premier ministre en tant que chef du gouvernement mais aussi aux bailleurs de Fonds en l’occurrence le FMI.
En rapport avec la croissance économique et la réduction de la pauvreté en RDC, la position du ministère du Budget a toujours été qu’il faut un accompagnement conséquent et permanent des partenaires de la RDC et l’encadrement des réformes. Cependant, au ministère du Budget, l’on pense que le budget 2007 n’aura pas un impact important sur la réduction de la pauvreté en RDC.
Pour l’exercice 2007, le gouvernement a élaboré un budget de 2,137 milliards Usd. Il sera finance à 60% par les ressources internes et à 40% par les partenaires extérieurs. Il faut noter que les bailleurs de fonds ont réduit cette année leur participation du budget national du fait que l’ancienne équipe gouvernementale n’a pas su satisfaire aux différents programmes mis en place. C’est le cas du Programme économique du gouvernement (PEG) en suspens depuis le 31 mars 2006 et du Programme relais de consolidation (PRC) en application durant les derniers trimestres 2006.
Faut-il souligner que l’actuel Exécutif est sanctionné pour l’insuccès des actes de gestion de la défunte formule 1+4. La logique aurait été que la communauté internationale finança conséquemment le programme que le peuple congolais a voté en portant Joseph Kabila à la magistrature suprême à l’issue des élections démocratiques et transparentes.
Ce programme prévoit notamment les cinq chantiers. Or, le budget 2007 étant faible ne sera pas en mesure de mettre en oeuvre ce programme du président de la République dès cette année. De même, la population ne verra pas ses conditions de vie s’améliorer avec ce budget que le Premier ministre présente aujourd’hui mardi 29 mai à l’Assemblée nationale.
Amedée Mwarabu Kiboko/Le Potentiel
Last edited: 29/05/2007 18:12:06