La société belge d’investissement pour les pays en développement s’est engagé dans un protocole d’accord signé avec la fédération des entreprises congolaises à appuyer financièrement les Petites et moyennes entreprises et des Petites et moyennes industries de la RDC.
Le fonds de promotion de l’industrie (FPI), La Fédération des entreprises du Congo (FEC) et La Société belge d’investissement pour les pays en développement (Bio) ont signé, hier lundi 28 mai en la salle de conférences de la FEC, un protocole de collaboration dans le cadre de partenariat stratégique destiné à faciliter l’accès des petites et moyennes entreprises et petites et moyennes industries (PME/PMI) congolaises à un financement devant favoriser le développement économique.
Cet accord a été signé, pour le compte de la FEC par son président national, Albert Yuma et l’Administrateur délégué, Henri Yav Mulang. Pour le compte du FPI, c’est le président du conseil d’administration, Runika, l’Adg, Fundu kota, qui ont consigné ce protocole d’accord. De même, le directeur général de Bio, Hugo Bosnmans et son adjoint ont apposé leur signature au bas de ce document. La cérémonie s’est déroulé en présence des ministres du portefeuille, Jeannine Mabunda Lioko, celui des PME, Jean François Ekofo Panzoko, de la vice-ministre des Congolais à l’étranger, Colette Tshomba Ntundu, et du directeur adjoint du cabinet du Chef de l’Etat.
Le développement du secteur privé est une condition essentielle pour aboutir à une croissance économique stable et durable. Le développement PME/PMI congolaises nécessite un appui financier important pour couvrir leurs besoins en matière d’exportation et d’investissement, et un cadre pour promouvoir leurs produits, mais aussi pour augmenter leur compétitivité et efficacité. C’est à l’analyse la raison de cette convention de collaboration qui est le fruit d’un long processus, ont souligné toutes les parties signataires de cet accord.
Le président national de la FEC, Albert Yuma, le premier à prendre la parole, a révélé que sa structure s’attelle à développer des outils d’encadrement pour les PME/PMI congolaises, notamment une assistance technique et une aide à la recherche de financement. Elle sera, à cet effet, chargée de sensibiliser les entreprises aux mécanismes d’assistance financière dans le cadre de ce partenariat.
PME/PMI, moteur du développement
L’Adt du FPI, Chérubin Okende, a expliqué que « cet accord se justifie par la nécessité de mettre à la disposition des entrepreneurs congolais fiables, dynamiques et créatifs des ressources financières additionnelles en vue d’élargir les possibilités d’investissement et contribuer ainsi à l’essor de l’économie nationale ». Surtout que le FPI bénéficie d’une bonne connaissance du tissu économique congolais et d’une solide expérience en matière de financement de l’industrie nouvelle et existante.
Le choix de soutenir les PME/PMI se justifie par la nature même de ce type d’entreprises qui n’attire guère les banques commerciales traditionnelles, mais qui constitue un élément clé du développement économique et social en RDC. Le FPI, avec une part de marché de 10%, est un acteur incontournable dans le financement des PME. BIO, dont la mission est de favoriser la mise en place d’un secteur privé fort, la base d’un développement, joue donc un rôle complémentaire vis-à-vis des institutions financières locales.
Considérée comme marraine de cette convention, pour avoir aussi contribué à sa réalisation, la ministre du Portefeuille a procédé à la remise officielle du protocole aux signataires après la signature. Elle a ensuite remercié tous ceux qui ont participé aux différents échanges qui ont abouti à ce protocole d’accord.
Aussi, Fundu Kota, a-t-il soutenu que cet accord vise à contribuer à la réalisation des objectifs majeurs que s’est fixés le gouvernement congolais, notamment en matière de création d’emplois et de croissance économique. Le FPI et BIO mettront en place des cofinancements et assureront en commun le suivi des projets, tandis que le FEC, chargera de sensibiliser, d’identifier et d’assister les entreprises. Pour le Dg de BIO, Hugo Bosmans, le rôle de sa société consistera à fournir des ressources de financement additionnelles, toujours dans un souci de développement économique, social et environnemental de la RDC.
Lucien K. TSHIBAMBE/Le Potentiel
Last edited: 29/05/2007 18:12:03