Les professionnels de médias, communicateurs en santé ; ont renforcé récemment les capacités sur la santé de la reproduction, particulièrement sur le planning familial.
Du 24 au 25 mai 2007, les professionnels des médias, communicateurs en santé, ont renforcé leur capacité sur la santé de la reproduction, particulièrement sur le planning familial.
Grâce à l’expertise de l’Ouganda, avec l’appui financier de l’USAID, l’objectif de cette formation était d’identifier, à travers les discussions des gynécologues, infirmiers et autres agents de la santé de la reproduction (SR) les barrières qui empêchent l’utilisation du planning familial (PF), de faire la découverte des documents stratégiques de la PF et d’équiper les professionnels des médias en informations de base sur la santé de reproduction.
Quid sur le planning familial
Selon le Dr J.J. Wolomby Molondo, gynécologue obstétricien, la planification familial est un ensemble des moyens et méthodes qui permettent de conformer, à la volonté des parents, le nombre et l’espacement des naissances dans une famille. Tandis que la contraception est un ensemble des procédés par lesquels. Un rapport sexuel est rendu non fécondant et ceci de façon temporaire et réversible. Plusieurs facteurs interviennent dans la prise de décision du couple d’espacer les naissances à savoir : une longue période d’allaitement maternel intensif après l’accouchement, une longue période d’abstinence sexuelle après l’accouchement, etc.
Mais, il y a également des facteurs qui limitent l’accès aux méthodes modernes. Il s’agit des normes socioculturelles, la difficulté de communication sur la sexualité familiale, les contraintes religieuses, le manque d’éducation spécialement en milieu rural, les contraintes des services d’accouchement, la prostitution des femmes.
Différentes méthodes de planification familiale
L’orateur a énuméré plusieurs méthodes contraceptives en faisant une distinction entre les méthodes anciennes et les méthodes naturelles. Parmi les méthodes anciennes, le Dr Wolomby a cité d’abord le coït interrompu ou retrait qui, selon lui, présente des inconvénients dont le manque de contrôle de l’éjaculation par l’homme.
« Il peut y avoir des spermatozoïdes dans les secrétions préliminaires émises pendant la phase d’excitation d’autre part », a indiqué le gynécologue. Ensuite, la douche ou injection vaginale post-coïtale consistant en ce que la femme procède à la toilette intime immédiatement après le rapport sexuel où elle nettoie les voies génitales en injectant de l’eau à l’aide d’une poire.
Quant aux méthodes naturelles, elles empêchent la fécondation en évitant les rapports sexuels pendant la période féconde. Le gynécologue soutient qu’elle n’a pas de contre-indication. Sur cette liste, l’orateur a cité l’abstinence périodique ou méthode d’Ogino-Knauss, la méthode de température, méthode de glaire cervicale, méthodes électroniques, méthode d’aménorrhée d’allaitement, méthodes des jours fixés ou collier du cycle menstruel. Le Dr Wolomby a informé aussi les journalistes sur les méthodes de barrière, le stérilet, les spermicides, les méthodes d’urgence, la contraception masculine, la stérilisation, l’interruption volontaire de la grossesse, et autres.
Les professionnels des médias ont émis le vœu de voir ce genre de formation se multiplier pour que la population qui ignore encore cet aspect des choses, soit mise au parfum pour un espacement des naissances dans les couples.
Recommandations des professionnels des médias
Pour assurer la promotion du planning familial à travers les médias, les communicateurs en santé ont recommandé d’assurer la promotion des méthodes de PF à travers les émissions, les spots publicitaires, les microprogrammes, les articles de fonds et autres ; de faire le plaidoyer auprès des décideurs pour obtenir leur engagement afin de disponibiliser les fonds pour que les services PF soient rendus disponibles à tous.
Les communicateurs en santé ont également proposé le renforcement des capacités des professionnels des médias en SR/PF que les partenaires disponibilisent les matériels de travail pour les professionnels des médias ; que le gouvernement et les partenaires appuient financièrement la production la production et la diffusion des émissions et publications d’articles et enfin de redynamiser les activités de l’ACSA (Association des communicateurs en Santé) pour la promotion de la SR.
Cependant, les communicateurs en santé ont déploré la faible collaboration existant entre les professionnels de santé (médecins et infirmiers) et les professionnels des médias ; la disponibilité limitée des médecins quand ils sont invités à la presse ; le langage trop technique des médecins dans les médias ; et la collaboration à sens unique, c’est-à-dire les professionnels des médias vers les professionnels de santé.
(Yes)Gypsie Oïssa/Uhuru
Last edited: 29/05/2007 17:59:27