Selon la source, 154 femmes meurent chaque jour en République Démocratique du Congo pour avoir voulu donner la vie.
La date du 5 mai de chaque année est dédiée à la sage femme (accoucheuse ou matrone). A Kinshasa, le ministère de la Santé a organisé, mercredi 16 mai en la salle des spectacles de Notre-Dame de Fatima, une manifestation pour penser à la femme congolaise.
Au nom du ministère, le secrétaire général a.i., Louis Komba Djeko, a déclaré que 154 femmes meurent chaque jour en République démocratique du Congo pour avoir voulu donner la vie. 56.000 femmes congolaises meurent chaque année pour des causes liées à la grossesse et des milliers d’autres restent invalides.
Louis Komba Djeko a également indiqué que, selon l’enquête MICS2 de 2001, la RDC paie un lourd tribut de la mortalité maternelle et néonatale avec le ratio de mortalité maternelle égale à 128 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes.
En outre, il a souligné que, malgré cette situation calamiteuse sur le plan international, le consensus s’est élargi sur l’importance de soins qualifiés pour prévenir et prendre en charge les complications obstétricales. Et ce sont les accoucheuses, et accoucheuses qualifiées qui sont au centre de toutes les actions de grande envergure à entreprendre pour faire face à ce défi.
Pour sa part, le directeur du Programme national de la santé de la reproduction (PNSR), Nzila Nzila Mbi, a noté que l’objectif de la journée est de célébrer le métier de la sage femme et de sensibiliser le plus de gens possible sur l’importance du travail réalisé par les sages femmes, les accoucheuses et accoucheurs du Congo.
Auparavant, le présider de l’Union nationale des accoucheuses et accoucheurs de Congo (UNAAC) avait rappel que son organisme poursuit l’objectif de promouvoir et maintenir l’exercice de la profession d’accoucheur. L’UNAAC, a-t-il dit, est affiliée à la confédération internationale des accoucheurs créée en 1919.
(Luc)Régine Kiala/Le Potentiel
Last edited: 26/05/2007 16:08:49