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Constituée essentiellement des exposés sur le thème « Connecter les jeunes sur l’Internet, possibilités offertes », la seconde journée de la fête mondiale des Nouvelles techniques de la communication et de l’information (Ntci) a vu défiler au podium de la salle des conférences de la Fikin plusieurs orateurs parmi lesquels Christopher S. De Happy : un « animal » consumé par la passion des Ntci ! La seconde journée de la Journée mondiale des Ntci en RD Congo a programmé ce vendredi 25 mai 2007 une série de sous-thèmes liés au thème central « Connecter les jeunes sur Internet ; possibilités offertes ». Tandis que les membres du gouvernement, eux, ont été conviés au salon rouge du ministère des Affaires étrangères à un séminaire organisé à leur intention à l’occasion de cette journée par le ministère des Postes, téléphone et télécommunications.

Les deux exposés qui leur ont tourné autour de l(avant-projet de la politique nationale du gouvernement en matières des Nouvelles techniques de la communication et de l’information.

Ce séminaire, qui s’est déroulé durant l’après-midi n’a pas empêché à la salle des conférence de la Fikin de drainer un monde de jeunes qui a montré un intérêt particulier aux différents exposés qui leur ont été faits dans l’avant et l’après-midi.

Parmi les exposés du jour, celui de Christopher S. De Happy, directeur général de Comax en République démocratique du Congo est de loin celui qui a emballé le public, de part l’intérêt qui s’en est dégagé, pour sûr, mais aussi et surtout à cause de la passion que l’orateur a mis pour transmettre son message auprès des jeunes, plus particulièrement.

Ce Christopher S. De Happy est un sujet congolais qui vient des Etats-Unis où il a vécu pendant de nombreuses années après avoir suivi des études de technologie à l’université de Harvard où il a assimilé les connaissances inhérentes à l’outil Internet avec une maîtrise déconcertante grâce à la société Comax. Rentré aujourd’hui au pays, il représente aujourd’hui à Kinshasa, il s’active à implanter cette entreprise depuis quelque temps.

Plus qu’un passionné des Ntic, Christopher S. De Happy est un véritable « animal » du genre, mieux, un virus consumé du désir de faire partager aux jeunes congolais cette passion dévorante qui l’anime dans le domaine de l’Internet.

L’Internet : c’est la clé qui ouvre le progrès du futur pour l’humanité en général, pour la République démocratique du Congo en particulier. Il faut donc que les jeunes se tournent vers la maîtrise de cet outil  pour apprendre à faire avancer le Congo. C’est la substance de son message qui a visiblement captivé l’auditoire.

Christopher s’est donné en exemple pour expliquer le culte quasi divin qu’il a pour l’Internet. « J’ai appris beaucoup par moi-même grâce à l’Internet, a-t-il confié aux jeunes. Avec l’Internet, vous entrez dans un monde sans fin et sans restriction de la connaissance. Vous trouverez tout dans les multiples logiciels qu’offre les concepteurs de programme de toutes sortes, dans tous les domaines. L’Internet, c’est le monde des connaissances illimitées mises à votre portée. Profitez-en pour participer au développement de votre pays, etc ». L’invitation à puiser toutes les ressources de la connaissance pour « faire avancer le Congo », tel est le leitmotiv contenu dans son exposé.

Pour l’intervenant, l’Internet offre la clé aux interrogations que toute personne peut se poser. Son souci est ; a-t-il dit, d’aider les jeunes à s’approprier le mérite de l’utilisation de l’Internet.

S’agissant des difficultés d’ordre matériel qui font obstacle à l’essor de l’Internet en République démocratique du Congo, Christopher a répondu à cette question que la Fondation Comax qu’il va implanter va résoudre cette question. Notamment en cassant les prix de vente et d’installation des ordinateurs et de l’Internet.

L’ancien étudiant de Harvard a en plus cité l’exemple des Asiatiques qui sont devenus aujourd’hui des « grands » dans le monde de la technologie. Leur recette est simple, a révélé Christopher. « Les Asiatiques ne se sont pas gêné d’aller en Europe et aux Etats-Unis pour se familiariser avec l’Internet ; copiant ce qu’ils pouvaient. Ils ont ramené chez eux des foules de connaissances qui leur ont permis de développer leurs pays respectifs jusqu’à les hisser au niveau le plus élevé du développement, et ce grâce à l’Internet », a chaudement exposé l’orateur.

Pour Christopher, « Notre pays va décoller avec l’Internet et avec les jeunes. Il suffit qu’ils ne se fatiguent pas d’aller à l’Internet. Avec l’Internet ; vous pouvez, à l’instar de ces jeunes Mexicains qui habitaient au 3ème niveau d’un appartement dans une ville américaine, de construire une voiture Mercedes avec des pièces achetées via l’Internet. Il vous suffira de consulter des catalogues appropriés, qui vous communiqueront les références des différentes pièces devant contribuer à la construction de cette voiture ! Si bien qu’au bout du compte, vous aurez votre voiture Mercedes, montée par vous-même ; en vous servant des instructions que vous trouverez dans les manuels sur les sites Internet ! … ». Un véritable message à l’appropriation de l’outil Internet lancé aux jeunes congolais dans le cadre de la reconstruction du pays.

Un message capté cinq sur cinq par l’auditoire qui a montré des signes d’un intérêt évident pour cet exposé particulièrement instructif.

Cybercriminalité : gare aux jeunes !

Chargé de la communication au ministère de l’Economie ; chercheur en Ntic ; spécialiste en cybercriminalité et président de la société de cybercriminalité, Emmanuel Mukadi Musuyi est particulièrement l’intervenant le plus indiqué pour entretenir les jeunes sur les dangers que représente une utilisation de l’outil Internet désabusée par les jeunes.

Mukadi Musuyi le sait d’expérience parce que se référant aux statistiques en sa possession, il a affirmé que 2 jeunes sur 3 vont à l’Internet pour se fantasmer avec les programmes porno.

Son intervention n’a été donc qu’un rapprochement entre les différents aspects de l’utilité de l’outil Internet et les dangers qu’il représente. En quelque sorte : l’endroit et l’envers d’une médaille !Et pour mieux se faire comprendre, il s’est étendu sur la cybercriminalité et les jeunes.

La fin de son exposé a été ponctuée par l’énoncé de quelques pistes de solutions susceptibles d’orienter les jeunes vers une ustilisation non détournées de l’outil Internet.

Il a entre autres pistes proposé que le ministère de l’Enseignement primaire et secondaire insère dans les programmes d’études une sensibilisation efficiente sur l’utilisation de l’Internet ; tandis qu’au niveau universitaire l’accent devra être mis sur un engouement pour une recherche rationnelle à travers les logiciels scientifiques.

Ce samedi 26 mai 2007, Kyamusoke clôturera les manifestations arrêtées dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale des Ntic après que lecture sera donnée des recommandations issues des interventions faites sur les différents sous-thèmes liés au sujet de la connexion des jeunes à l’Internet, ainsi que des diverses opportunités qui leurs sont offertes pour se familiariser à cet outil.

On peut d’ores et déjà dire que cette journée a récolté un franc succès sur le plan de l’intérêt qu’il a suscité auprès des jeunes.

Clément VIDIBIO/MMC

Last edited: 26/05/2007 13:37:08

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