Les Congolais savent que l’homme qui a perdu les élections présidentielles n’a pas plus envie de siéger au Sénat que d’aller se replonger dans les maquis de l’Equateur.

Le poste de sénateur n’est pour lui qu’un pis aller, sinon ça aurait été un strapontin pour autre chose qui n’est malheureusement pas arrivé.
Sans parapluie protecteur, JP Bemba est à la merci des griffes de la CPI
Le séjour au Portugal de M. Bemba n’est pas un exil proprement dit. Il en aura certainement besoin dans les jours qui viennent. Le monde qui est déjà si petit par la technologie de l’information, est entrain de s’amoindrir encore pour M. Bemba.
Au Portugal où il se trouve, le chef du Mlc dispose d’un visa français sous le label « Schengen ». Les autorités portugaises n’ont donc aucun droit d’exercer sur lui des contraintes pour hâter son retour dans son pays, la RDC. Libre pour un temps, JP Bemba n’a cependant pas l’embarras du choix quant au pays où il compte demeurer pour du bon, dans le cas d’un renoncement de son mandat de sénateur.
Mais le visa Schengen ne lui donne aucune garantie de sécurité contre la redoutable justice internationale. Tous les pays de cette zone sont signataires des traités d’extradition mutuels. Contrairement aux allégations d’une certaine presse, Kengo Wa Dondo, le président du sénat congolais ne constitue pas un bouclier zoulou pour la sécurité de JP Bemba et son retour triomphal en RDC.
La RDC d’ailleurs peut se laver les mains sans trop se préoccuper de ce qui va arriver à son illustre fils d’adoption. A ce niveau du développement de la situation, il ne reste pour lui qu’à se résigner, ou à se battre pour affronter avec dignité le destin qui est le sien. Une chose est sure, on n’échappe pas à son destin.
(Yes)L’Avenir
Last edited: 26/05/2007 12:36:49