« Eluka makambo » a connu une promotion bâclée puisque le producteur était profane en la matière ». Jus d’Eté interpelle la Commission nationale de la censure des chansons et des spectacles.

Dans le cadre du cours de pratique professionnelle, les étudiants du premier cycle de graduat en animation culturelle de l’Institut National des Arts (INA), ont organisé dans la soirée du mardi 22 mai dernier au Zottegen Bar à Lingwala, une activité culturelle au cours de laquelle ils ont reçu l’artiste musicien Jus d’Eté Mulopwe.
Cet entretien riche et ambiant s’est basé essentiellement sur le parcours musical du chanteur, l’impact de certaines scènes des clips sur la moralité et le comportement de son dernier tube « Eluka makambo » sur le marché du disque.
Après le discours introductif de l’étudiant Tambwe Dihyika Doudoud, Jus d’Eté a retracé brièvement son parcours musical, débuté vers les années 80 dans une chorale chrétienne de la capitale kinoise avant de souligner : « Mes 7 ans de carrière dans Wenge El Paris de même au sein de l’orchestre Wenge Musica Maison Mère m’ont permis de me sentir suffisamment mûr pour tailler mon propre chemin… Je suis reconnaissant envers Marie-Paul et Werrason.
Répondant à une préoccupation d’un étudiant, le « Roi Marquis » a déclaré que l’album intitulé « Eluka makambo » a connu une promotion bâclée puisque le producteur était « profane » en la matière. « Pour mon prochain album « Moleki Nzela », contenant au total douze titres, cinq producteurs se bousculent pour mon prochain voyage en Europe, qui me permettra d’opérer un choix basé sur l’expérience », a-t-il révélé.
Au chapitre de l’impact des clips sur la moralité, Jus d’Eté a interpellé la commission nationale de la censure des chansons et des spectacles (CNCCS). Il faut, a-t-il dit, que cette commission excelle dans le travail. Pour sa part, il a promis de lancer très prochainement une chanson éducatrice pour la jeunesse, tout en rappelant le mérite du clan Wenge qui a permit de redorer l’image du musicien congolais autrefois méprisé dans la société.
A la fin de cette activité culturelle, Jus d’Eté Mulopwe a fait vibrer l’auditoire estudiantin par un aca pella de la chanson « Eric Gbenye », fortement applaudi par cette assistance nombreuse.
(Yes)Franck Ambangito/L’Avenir
Last edited: 24/05/2007 17:24:00