Le 21 mai de chaque année le Programme alimentaire mondial (Pam) organise dans plusieurs pays du monde une marche qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la faim.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) organise le 21 mai de chaque année une marche pour manifester contre la faim chez les enfants. Cette marche s’inscrit dans le cadre de la lute contre la faim, qui s’organise chaque année dans plusieurs pays du monde. Au cours de cette manifestation, des actions de sensibilisation, de récolte de fonds et de promotion des interventions visant à éradiquer la faim chez les enfants sont menées. Cette marche dite « marche de la colère » regroupe en principe, le personnel des agents du système des Nations Unies, les enfants, la société civile, les ONG et les officiels basés dans chaque pays. Elle part d’un point fixe pour aboutir à un autre où les effets des fonds sont lancés à l’arrivée de la marche.
Les fonds collectés seront utilisés pour appuyer les programmes du PAM visant à réduire le taux d’absentéisme des élèves du fait de la faim.
Si partout ailleurs, la marche est organisée, en République Démocratique du Congo, la représentation du PAM n’a rien envisagé pour cette année, peut- être pour de raisons logistiques. N’empêche que la journée est d’un intérêt majeur pour la RDC surtout qu’il faut lutter contre la pauvreté et la faim qui ont une incidence dangereuse sur la vie de l’enfant et son développement.
Dans son regard porté sur les objectifs du millénaire pour le développement (OMD), le professeur Mukoko Samba, économiste du PNUD a, au cours d’un atelier de vulgarisation des (OMI) le 9 mai dernier, fait un état de lieu pour le moins catastrophique pour la RDC.
Dans un document ad hoc ; le professeur Mukoko détaille : en RDC, près de 38.5 millions de personnes vivent avec moins de 1$ USA, par jour, plus de 40 millions ne mangent pas à leur faim, plus de 7 millions d’enfants en âge de scolarité ne vont pas à l’école, près de 1.200 enfants meurent chaque jour à cause de la faim et des maladies, plus de 30 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent d’insuffisance pondérale, et 40 autres millions de personnes n’ont pas accès à des latrines appropriées.
Ces tendances inacceptables devront interpeller les autorités publiques et les partenaires potentiels intervenant dans la lutte contre la faim et la pauvreté. Est-il nécessaire de rappeler la déclaration des chefs d’Etat de 189 pays réunis en septembre 2000 et prenant l’engagement de ne ménager aucun effort pour délivrer leurs semblables hommes, femmes et enfants de la misère et la faim, phénomène objectif et déshumanisant qui touche actuellement plus d’un milliard de personnes. « Nous sommes résolus à faire du droit au développement une réalité pour tous et à mettre l’humanité à l’abri du besoins » ont-ils consigné.
(Ern.)Acp
Last edited: 22/05/2007 19:49:41