La nappe phréatique découverte au quartier Fer-bois à Kingasani dans la commune de Kimbanseke à Kinshasa, se trouve à une faible profondeur du sol.
Des recherches sur les eaux des puits (ressources en eau souterraine) menées par trois chercheurs congolais révèlent la double problématique d’approvisionnement, principal facteur de la dynamique d’une nappe souterraine et la qualité des eaux des puits. Les résultats de ces recherches ont été communiqués à la presse par M. Vala Mavula, chef des travaux au CIDEP – Université ouverte de Kinshasa ainsi que MM. Musibono E.D. et Lukanda M.V., tous deux professeurs à la faculté des sciences de l’Université de Kinshasa (UNIKIN).
Pour ces trois chercheurs, la nappe phréatique découverte au quartier Fer-Bois au quartier Kingasani dans la commune de Kimbanseke à Kinshasa se trouve à une faible profondeur du sol. Aussi paradoxale que cela puisse paraître, sans décharge publique et sans caniveaux appropriés, le quartier Fer-Bois connaît à la fois un fort ruissellement et la formation des flaques d’eau en saison de pluie.
Bien plus, le quartier comporte également une faible pente et connaît une rapide saturation du sol à cause des déchets en matière plastique qui le rend imperméable. Cette situation réduit sensiblement son importance dans le traitement ou l’épuration des eaux souterraines ainsi que son infiltration et la percolation de son sol sablonneuse.
Ce qui rend naturellement la qualité des eaux de consommation inappropriée due à la présence des flaques d’eau, de différents types des latrines installées à moins de deux mètres du sol, des puits creusés à moins de quinze (15) mètres des latrines, contrairement aux normes et aux conditions hygiéniques totalement ignorées. Les trois chercheurs, après analyse de la qualité des eaux des puits, ont retenu les résultats suivants : taux des nitrates très élevés dans ces eaux utilisées pour la consommation domestique durant toutes les saisons à cause probablement de la pollution fécale.
A cela s’ajoute la qualité bactériologique de toutes les eaux affectées ainsi que le manque des sulfates (phosphates de la DBO, DCO) et autres minéraux pour la consommation des eaux de puits. En effet, il existe des moments où des puits tarissent pendant les prélèvements et que des épidémies hydriques soient déclarées dans le quartier Fer-Bois, étant donné que la gestion qualitative et quantitative de ces eaux souterraines n’est pas organisée, ont soutenu les trois chercheurs congolais.
Nul doute que les autorités en charge de la gestion de la distribution d’eau potable ont du pain sur la planche étant donné que le cas du quartier Fer-Bois est illustratif non seulement à Kinshasa mais sur toute l’étendue du territoire national.
ACP
Last edited: 22/05/2007 18:26:57