Selon le ministre des Finances, la République démocratique du Congo ne détient pas des arriérés de cotisation.

Le ministre des Finances, Athanase Matenda a procédé, dimanche 20 mai dans son cabinet de travail, à la restitution de la participation de la République démocratique du Congo aux 42ème Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (Bad) tenues du 16 au 18 mai derniers à Shanghai en Chine.
Selon le ministre des Finances, le Congo Kinshasa ne détient pas des arriérés de cotisation. « Nous payons régulièrement les souscriptions de cette Institution financière (…) La République démocratique du Congo a beaucoup de chantiers à réaliser avec le concours de cette institution financière panafricaine. C’est ça l’opportunité de la participation de notre pays dans ces assises », a-t-il indiqué en substance.
La tenue pour la première fois de ces assemblées annuelles en terre asiatique relève du choix des pays africains qui, lors du Sommet Chine–Afrique de Beijing en 2006, ont été fascinés par le progrès au pays de Mao mais aussi par les similitudes entre la situation économique et financière de la Chine avec celle des pays africains. Ainsi les pays africains veulent capitaliser le modèle de développement chinois.
A Shanghai, il a été question de faire le rapport annuel de la Bad pour l’exercice 2006. Ce rapport a été caractérisé par le constat selon lequel la situation financière de la Bad est prospère, justifiée par la mise en place des batteries de réformes institutionnelles, l’allègement de la dette et le développement de l’Afrique partant du modèle chinois, l’examen et l’adoption du budget de la Bad pour l’exercice 2007. Ce budget est de 202 millions Usd.
Le ministre a rappelé que la République démocratique du Congo obtient de la Bad plus de 320 millions de dollars pour financer ces prêts projets dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la culture, du transport, de l’agriculture et des infrastructures. A en croire le ministre, le premier financement de la Bad octroyé en République démocratique du Congo est intervenu en 2002-2004 dans le cadre du soutien au Programme d’Urgence de Réhabilitation et de Reconstruction des Infrastructures Economique et Sociale (Puspres). Le même financement, a-t-il signifié, a aussi aidé au renforcement des capacités institutionnelles en ce qui concerne la gestion macroéconomique.
Pour le moment, a-t-il précisé, la République démocratique du Congo exécute un autre programme de la Bad négocié sous le terme : « Document des stratégies pays accès sur les résultats ». Il a, pour ce faire tenu à informer que ce projet poursuit deux objectifs majeurs à savoir l’amélioration des conditions socioéconomiques des populations rurales avec un pendant, la réduction de la pauvreté dans le milieu urbain et périurbain et la promotion de la bonne gouvernance.
Il sied de révéler ici que cette deuxième visée a un objectif secondaire qui est la création d’un environnement favorable aux secteurs privés. Parmi ces secteurs, il y a le développement rural, l’eau, le transport, le sida, la bonne gouvernance et le renforcement des capacités.
Evaluant les programmes de la Bad en Rdc, il y a lieu de souligner le faible taux d’exécution dû au disfonctionnement des institutions congolaises suite à la situation politique congolaise.
Le ministre n’a pas manqué de signaler que la Rdc accuse, elle aussi, une faiblesse dans l’absorption des crédits disponibles à la Bad.
A cet effet, M. Matenda a recommandé aux institutions publiques à mettre plus de dynamisme dans le travail afin d’accroître les capacités d’absorption des crédits. Cette recommandation est intervenue après qu’il ait fait l’évaluation des programmes de la Bad en Rdc.
Il a aussi souligné que la Bad, à l’instar de tous les bailleurs de fonds, tient à certaines conditions dont la bonne gouvernance et la gestion transparente des finances publiques ou encore le parachèvement du Dscrp. Il a enfin indiqué que la Bad reste attentive à la gestion des ressources Ppte (Pays pauvre très endetté) et particulièrement dans les efforts faits par la Rdc pour augmenter les ressources dans les secteurs de l’éducation, de la Santé et de la protection sociale.
Il a aussi parlé de la poursuite du partenariat entre la Rdc et la Bad dans le cadre du programme de réinsertion des enfants soldats, en collaboration avec la Banque mondiale, mais aussi dans le développement de l’hydroélectricité et enfin dans le « Projet d’électricité à la consommation et à l’exportation ». Le site d’Inga a été retenu par le Nepad comme un de repère au niveau de l’Afrique pour des projets intégrateurs. La Bad assure à court terme, le leadership du Plan d’action du Nepad qui a retenu parmi les priorité notamment le développement du Grand Inga. Le ministre des Finances a indiqué que la Bad vient de finaliser les études de réalisation de ce projet intégrateur du Grand Inga pour lequel le Conseil d’administration de la Bad pourrait statuer d’ici la fin du mois de mai 2007.
(Yes)Stéphane Salikoko/L’Avenir
Last edited: 22/05/2007 14:43:25