Selon le ministre de la santé, M. Louis Komba Djeko, 56.000 femmes congolaises meurent chaque année pour des causes liées à la grossesse et des milliers d’autres restent invalides.
154 femmes meurent chaque jour en République Démocratique du Congo parce qu’elles ont voulu donner la vie, soit 56.000 femmes congolaises qui meurent chaque année pour des causes liées à la grossesse et des milliers d’autres restent invalides.
C’est ce qu’a déclaré, mercredi, dans la salle des spectacles de Notre Dame de Fatima, le secrétaire général a.i au ministère de la Santé, M. Louis Komba Djeko, au nom du ministère à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la sage femme (accoucheuse ou matrone) célébrée le 5 mai de chaque année. M. Komba a souligné que la RDC paie un lourd tribut de la mortalité maternelle et néonatale avec le ratio de mortalité maternelle égal à 128 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes, selon l’enquête MICS2 de 2001.
Il a, en outre, indiqué que malgré cette situation calamiteuse sur le plan international, le consensus s’est élargi sur l’importance de soins qualifiés pour prévenir et prendre en charge les complications obstétricales et ce sont les accoucheurs, et accoucheuses qualifiés qui sont au centre de toutes les actions de grande envergure à entreprendre pour faire face à ce défi.
Le directeur du programme national de la santé de la reproduction (PNNSR), M. Nzila Nzila Mbi a, pour sa part, noté que l’objectif de la journée est de célébrer le métier de la sage femme et de sensibiliser le plus de gens possible sur l’importance du travail réalisé par les sages femmes, les accoucheuses et accoucheurs.
Auparavant, le président de l’Union nationale des accoucheuses et accoucheurs du Congo (UNAAC) a indiqué que l’UNAAC poursuit l’objectif de promouvoir et de maintenir l’exercice de la profession d’accoucheur. L’UNAAC, a-t-il dit, est affilié à la confédération internationale des accoucheurs créée en 1919.
Acp
Last edited: 18/05/2007 17:45:42