Un malaise persistant couve à l’Hôtel de ville de Kinshasa au sujet de la rémunération d’une partie du personnel politique. Selon des informations dignes de foi parvenues au Phare, le personnel qui relève du cabinet du numéro un de l’administration urbaine et celui d’appoint se plaignent de ne pas percevoir à temps et régulièrement leurs salaires de fonction.

Des indiscrétions laissent croire que pendant le mandat de l’Amiral Liwanga, la paie était libérée à la date échue, c’est-à-dire le 20 au moins au plus tôt et le 22 au plus tard. On indique que depuis l’avènement d’André Kimbuta, les fins de mois connaissent une élasticité bizarre. Cela pousse certains observateurs à suspecter une gestion non transparente. Le mois dernier, les salaires dits politiques ont été libérés avec 10 jours de retard.

En outre, on signale que le gouverneur Kimbuta a pris la décision de supprimer de manière unilatérale les primes et avantages laissés par son prédécesseur. C’est ainsi que de plus en plus, soutient-on, plusieurs de ses collaborateurs menaceraient de quitter le bateau, estimant que le « capitaine » traiterait avec beaucoup de légèreté les dossiers prioritaires et naviguerait à vue, sans un programme clair.

Aussi lui conseille-t-on de tout faire pour éteindre le feu qui s’est déclaré à sa porte, au risque de compromettre un mandat à peine entamé. On pense qu’une des mesures salutaires qu’il pourrait prendre d’urgence serait de débarrasser de tous les requins qui rodent autour de lui et qui font de plus de mal que de bien à ceux qui ont la volonté de s’investir dans le travail.

Ronds points Ngaba et victoire : sanctuaires pour pickpockets

On ne cessera jamais de le décrier. Nos routes et ronds-points sont infestés de petits voleurs, qui impunément opèrent au nez et à la barbe des éléments de la police. Et leurs repères sont connus de tous. Comme le transport en commun est devenu un casse-tête chinois, ces inciviques n’attendent qu’un moment d’inattention pour arracher une montre, un bijou, un téléphone ou autre pour s’évanouir. Un embouteillage ou un arrêt dû à une neutralisation de la circulation par un feu rouge ou un policier de roulage est l’instant de tous les dangers. Les jeunes filles sont d’office les victimes désignées. Elles font les frais de raids inattendus.
    
Mais c’est particulièrement au rond point Ngaba, dans la commune du même nom et à celui de la Victoire, dans la commune de Kalamu que cette nouvelle forme de vol atteint ses sommets. En effet, la fiancée d’un confrère a failli laisser sa chaînette samedi dernier au retour d’une réception. Alors qu’elle était à bord d’un taxi avec son fiancé, bloqué dans un bouchon au rond point Ngaba, un intrus a introduit sa main dans la voiture, l’agrippant au cou pour chercher à lui arracher son collier.

Heureusement pour elle, son sixième sens lui a permis de Voir venir le danger et de l’éviter. D’aucuns pensent qu’un des remèdes au mal serait de chasser les « chargeurs », parmi lesquels se cachent des voleurs en puissance. Les usagers du transport en commun n’en ont vraiment pas besoin pour suivre les mouvements des véhicules.

Une « Shegué » copieusement battue à  Matete

Une fille “ Shéguée » d’une vingtaine d’années a été poussée à tabac par une dame du nom de Monique hier matin à 10 heures dans la commune de Matete, au niveau de l’arrêt de bus du quartier Mongo. La scène a commencée quant Monique bousculée avec d’autres clients pour avoir une place à bord d’un taxi- bus. Curieusement, elle a senti une main étrangère dans son sac à main. Sans pour autant crier, avec maîtrise, elle a saisi cette dernière qui était la main d’une “Sheguée”.

Le spectacle était un bon exemple parmi tant d’autres, a dit la population de Matete qui a souvent été victime des vols de la part de ces délinquantes. Le sous-commissariat de la  Police pourtant situé à côté de cet arrêt de bus reste toujours inactif.

En outre la population de la commune de Matete souligne que ce dernier temps la majorité des shégués sont des filles mères, voir des femmes enceintes. Cette population lance un appel à ces femmes inciviques de reconnaître la valeur de la femme, celle de sauvegarder la dignité des mamans.

(Ern.)

Mimi Etaka/Le Phare