Selon la source, le virus du chikungunya est transmis à l’homme par les moustique aedes et se manifeste par des fièvres, maux de tête et douleurs musculaires et articulaires.
Le gouvernement gabonais a annoncé vendredi 11 mai une série de mesures de prévention contre le virus du chikungunya, après l’apparition depuis un mois dans Libreville et ses environs de nombreux cas de cette maladie jusque-là totalement inconnue dans le pays. Selon un responsable du ministère de la Santé contacté par l’AFP, plus de 5.500 cas ont été recensés depuis un mois dans la seule province de l’Estuaire (Libreville).
« On peut parler d’épidémie », a-t-il ajouté. « Depuis bientôt plus d’un mois, des cas d’une maladie jusque-là inconnue sont observés dans les formations sanitaires de Libreville et Owendo (...) les premières analyses, à partir des prélèvements effectués chez des patients expatriés et envoyés à Marseille (France), indiquent qu’il s’agit d’une infection virale due au virus chikungunya », selon un communiqué du conseil des ministres publié par le quotidien L’Union. Des équipes spécialisées d’experts nationaux du ministère de la Santé, de la Défense nationale et de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) sont mobilisées pour élaborer les stratégies de lutte pour contrôler et juguler l’épidémie », poursuit le communiqué.
Traditionnellement présentent Afrique de l’Est, en Asie du Sud-Est et dans le sous-continent indien, le virus du chikungunya est transmis à l’homme par le moustique aedes et se manifeste par des fièvres, maux de tête et douleurs musculaires et articulaires. En 2006, une épidémie de chikungunya a touché 40% de la population de l’île française de la Réunion, soit quelque 300.000 personnes, provoquant directement ou indirectement 254 décès. « Une reprise épidermique » du chikungunya « n’est plus à craindre dans l’immédiat » à la Réunion et à Mayotte, avaient indiqué le 19 avril les ministères français de l’Outre-mer et de la Santé.
Le Palmarès
Last edited: 15/05/2007 17:40:11