Trois raisons justifient cette hausse des prix. Il s’agit du taux de change, des prix d’acquisition des produits ou valeurs de prix Moyen Frontière Commercial (Pmfc) et le volume de consommation.

Les Kinois ont constaté depuis vendredi dernier que le prix du carburant à la pompe a été révisé. Des sources proches des services pétroliers ; nous apprenons que la pénurie en carburant a risqué de secouer la République démocratique du Congo, n’eut été l’intervention rapide du ministre de l’économie, M. Sylvain Joël Bifwila qui, par son arrêté n°001/cabi/Min-eco/2007, a ordonné le réajustement du prix d’un litre d’essence qui est passé de 510 à 580 Francs congolais.Dans un communiqué de presse qui nous a été déposé samedi 12 avril dernier à la rédaction, le ministère de l’économie justifie cette hausse. Selon l’esprit du communiqué du ministre, trois paramètres de base déterminent le niveau des prix : le taux de change, le prix d’acquisition des produits ou valeurs de prix Moyen Frontière Commercial (PMFC) et le volume de consommation.
Le mécanisme prévoit que s’il y a des variations dans la plage de plus ou moins 5% de l’un de ces paramètres, automatiquement les prix doivent être révisées », a expliqué le communiqué. D’après la source, depuis le mois de novembre de l’année dernière avec des modifications qui se sont produites au niveau de trois paramètres, toutes les conditions étaient réunies pour réviser les prix du carburant en Rdc.
Il sied de rappeler que les experts du ministère de l’économie avaient commencé des concertations dans le cadre du comité de suivi et ils sont arrivés à proposer à l’autorité cette structure de prix.
Pour bien fixer l’opinion nationale, il sied de signifier que l’ajustement des prix à la hausse dont il est question aujourd’hui, est dû principalement aux effets conjugués de la variation à la hausse du taux de change 520,51 Fc à 567,93 Fc pour 1Uds (paramètre interne), des valeurs du PMFc (paramètre externe) et à la baisse du volume structure (47.135 m3 à 43. 22m3).
Au regard de cette situation, il s’est avéré nécessaire de procéder à la révision des prix à la pompe. Car, l’écart entre le coût de remplacement la valeur du stock se creusant davantage du fait de la précipitation du taux de change, d’une part et de la hausse des cours mondiaux du pétrole, d’autre part, le risque de rupture de stock et d’approvisionnement de la République démocratique du Congo en produits pétroliers devenait imminent.
Il faut aussi préciser que le maintien de la structure du prix du 08 novembre 2006 en vigueur jusque-là, non adaptée à l’évolution de marché de change et des cours mondiaux allait donc entraîner des pertes importantes aussi bien pour l’Etat que pour les sociétés commerciales pétrolières, lesquelles sociétés seraient plus en mesure de garantir l’approvisionnement du pays en produits pétroliers.
Cela aurait eu pour conséquences, entre autres, la perturbation de l’activité économique en République démocratique du Congo. Vous lirez dans la suite de cet article l’intégralité de l’arrêté ministériel n°001/Cab/Min/Eco/ 2007 du 11 mai 2007 portant fixation des prix des carburants terrestres.
Stéphane Salikoko/L’Avenir
Last edited: 14/05/2007 15:43:26