Pour la Banque mondiale « pas question de punir les pauvres deux fois quand il y a corruption au niveau du gouvernement ».

La Banque mondiale a retenu les résultats d’une enquête dans la mauvaise gestion prétendue des fonds de la Banque mondiale en République Démocratique du Congo, soulevant des questions fraîches au sujet de la stratégie d’anti-corruption du président de la Banque, Paul Wolfowitz, a été lancé plus qu’il y a une année à la suite des allégations de corruption aux organismes gouvernementaux congolais manipulant des centaines de millions de dollars dans le secteur de l’aide à la reconstruction après la guerre.
L’enquête a suscité beaucoup d’espoir à Kinshasa et stipulait que des fonctionnaires ayant été cité pour avoir détourné les fonds seraient exposés. Les initiés de la Banque disent que un projet de rapport a été accompli en automne où le pays était en plein milieu de sa première élection contestée, qui a coûté aux donateurs près de 500 millions Usd. Mais à l’époque la Banque s’était rétractée pour publier le rapport. Elle a été depuis maintenue privée.
En ce qui concerne le dernier développement de l’actualité sur ce qu’on peut appeler la saga Wolfowitz dans ses précipitations à se réengager avec le Congo sorti de la guerre civile, quelques experts affirment que la Banque mondiale n’a pas exercé un regard suffisant dans sa politique de prêt en RDC. En conformité avec la politique de la Banque mondiale : « Pas question de punir les pauvres deux fois quand il y a corruption au niveau du gouvernement ». Les officiels ont fait savoir que si les procédures étaient appliquées pour le Congo, où l’Etat était très impliqué dans la corruption, aucun placement n’aurait été possible. M. Wolfowitz a mené une politique dure mais très controversée d’anti-corruption, que quelques nations de bailleurs soutiennent qu’elle a été appliquée sélectivement.
La Banque s’est engagée à appuyer la RDC depuis 2001 avec 3,6 milliards de dollars, et n’a débloqué jusque là que 1,2 milliards de dollars Usd. En mars elle a approuvé un don de 190 millions pour la reconstruction de secours. Elle s’est dit prête pour débloquer 290 millions Usd dans le cadre d’un projet de réhabilitation du barrage hydroélectrique d’Inga au plus tard ce mois. Un haut responsable de la Banque a dit qu’il y avait là « une profonde frustration » parmi les équipes de la Banque tant en Afrique qu’au Congo au sujet du prolongement de délai.
La Banque a indiqué à Financial Times la semaine en cours qu’elle espérait partager les détails avec le gouvernement congolais le mois en cours. Le banquier a fait savoir que l’une des raisons du retard était dû au débat interne sur l’autorité légale de la Banque en approuvant le budget du Congo comme faisant partie de l’investigation.
Cette question tombe à pic au moment où la Banque mondiale elle-même est confrontée à ce problème de transparence au point que son président Wolfowitz se trouve sous pression sur son rôle dans la promotion de sa copine. A Kinshasa, on estime qu’a travers ce rapport, tout a été mis en oeuvre pour écarter Wolfowitz pour son soutien au gouvernement Cet avis est partagé par certains leaders africains qui souhaitent voir Wolfowitz continuer.
(Yes)Godefroid Ngamys/Le Potentiel
Last edited: 12/05/2007 13:02:42